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Journée des peuples sans accès à l'Évangile

86% des musulmans, des hindous et des bouddhistes de ce monde n’ont aucun ami chrétien dans leur propre culture.

En évoquant le déséquilibre de nos priorités chrétiennes Oswald J. Smith écrit : « Nous attendons la seconde venue de Jésus pendant que la moitié du monde n’a jamais entendu parler de sa première venue ».

L’Église a besoin de développer une vision pour les missions auprès des sans-accès à l’Evangile. Car 86% des musulmans, des hindous et des bouddhistes de ce monde n’ont aucun ami chrétien dans leur propre culture. Ils font probablement partie des quelques 7000 peuples considérés comme sans accès à l’Évangile. Un peuple sans accès à l’Évangile est un peuple (ou groupe ethnique) au sein duquel il n’y a pas de communauté autochtone de chrétiens croyants avec un nombre et des ressources adéquats pour évangéliser ce peuple sans aide extérieure (transculturelle).

C’est parce que cette réalité persiste que la Journée des peuples sans accès à l’Évangile existe. Dimanche 23 mai, nous vous proposons de vous joindre, en église, à cette journée spéciale qui s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Pentecôte (Actes 1.8).

Sous quelles formes ? Culte dominical, réunion de prière, groupe de maison : n’hésitez pas à proposer ce sujet dans l’une de vos rencontres, dans le format le plus adapté pour vous ! Et à la date qui vous convient le mieux. Vous êtes bien sûr libres de programmer l’initiative à une autre date en mai, juin ou septembre. Pour ce faire, nous vous mettons à disposition un pack de ressources gratuit qui vous aidera à préparer une rencontre édifiante sur cette thématique. Il contient de nombreuses informations, entre autres : des vidéos de sensibilisation, des informations et projets parmi 12 peuples différents à travers le monde, des sujets de prière précis liés à des actions de terrain, et d’autres ressources actuelles et factuelles.

En parallèle le mouvement Génération Propulsion propose pour les groupes de jeunes le samedi 22 mai une soirée pour vivre la mission sous la forme d’une émission tv, aves des invités, des témoignages, des jeux, des défis et des surprises ! ➡ Infos et inscription sur Génération Propulsion.

Le pack est intégralement digital. Il est téléchargeable grâce au lien qui vous sera envoyé suite à votre inscription (dès mi-avril). Les outils sont adaptés pour une rencontre en présentiel ou distanciel, selon ce que votre cœur et les règles sanitaires vous le disent.

➡ RESERVEZ LE PACK SUR NOTRE SITE : WWW.PEUPLES-SANS-ACCES.COM !

Nous croyons que chaque chrétien et que chaque église a un rôle à jouer pour que les peuples sans accès à l’Évangile aient l’opportunité d’entendre la bonne nouvelle de Jésus-Christ et que les personnes les composant puissent devenir Ses disciples qui feront des disciples ! Ne sous-estimez pas votre rôle dans la mission que Dieu confie à Son Église ! Votre part a une valeur importante pour Lui.

Que Dieu bénisse votre assemblée et l’utilise pour Sa gloire !

L’équipe organisatrice Journée des peuples sans accès à l’Évangile Un événement proposé par Connect MISSIONS

Source : Journée des peuples sans accès à l'Évangile | CNEF

Retour sur le Consistoire supérieur

 

Une rencontre en visio avec l’archevêque luthérienne d’Uppsala Antje Jackelén, primat de Suède.

Le Consistoire supérieur de l’EPCAAL s’est réuni le samedi 20 mars 2021 pour sa 3e réunion en visioconférence. La dernière réunion en présentiel avait eu lieu en avril 2019 à Munster. La communication numérique constitue à la fois un rétrécissement, puisque nous restons limités à nos écrans, et un élargissement, car nous pouvons rencontrer le monde entier. C’est cette possibilité qu’a choisie le Consistoire supérieur en invitant l’archevêque luthérienne d’Uppsala Antje Jackelén, primat de Suède. 

 

Tous bousculés par la pandémie :
comme le prophète Elie “Que faisons-nous ici ?”

 

Le message introductif du Président Christian Albecker avait été transmis au préalable aux membres du Consistoire supérieur, sous forme d’enregistrement vidéo et de texte écrit (voir ci-dessous). A partir du récit de la rencontre du prophète Elie avec Dieu au Mont Horeb (I Rois 19, 11-13), le Président s’est interrogé sur la parole que Dieu nous adresse aujourd’hui. Ce Dieu qui n’est pas dans la tempête, le tremblement de terre ou le feu des catastrophes de ce monde, mais dans le murmure d’une question : « Que fais-tu ici ? ». La pandémie nous bouscule par ses conséquences économiques, sociales, psychologiques et spirituelles, tout particulièrement pour les jeunes, par les enjeux écologiques qu’elle révèle et par les libertés fondamentales qu’elle remet en cause. Sur tous ces enjeux, Dieu nous interpelle : « Que fais-tu, que faites-vous ? »

 

La “laïcité” à la suédoise

Après un débat sur ce message, le Consistoire supérieur a accueilli l’archevêque Jackelén, qui s’est exprimée en anglais, avec traduction simultanée en français. L’Eglise de Suède est passée à la Réforme luthérienne au 16e siècle, par décision du roi Gustave Vasa, et a gardé de l’ancienne Eglise son vocabulaire et ses expressions liturgiques. Elle a cessé en 2000 d’être Eglise d’Etat, et vit des contributions de ses membres et des revenus de son patrimoine, notamment forestier. Antje Jackelén est la 3e femme évêque de son Eglise, et la première archevêque. Elle a accueilli le 31 octobre 2016 le Pape François en la cathédrale de Lund pour l’ouverture des 500 ans de la Réforme, en présence de l’évêque palestinien Munib Yunan, alors président de la Fédération Luthérienne Mondiale. L’Eglise luthérienne, organisée en 13 diocèses, regroupe 56 % de la population suédoise. Cette société qui avait la réputation d’être homogène sur le plan religieux et culturel est devenue multiculturelle et multireligieuse. Le défi majeur pour l’Eglise est aujourd’hui, selon l’archevêque Jackelén, celui de l’éducation et de la place de la religion dans la société suédoise : si la France est aux prises avec la question de la laïcité, la Suède est tentée de marginaliser la religion au nom de la neutralité. La pandémie a cependant permis un renouveau de la reconnaissance sociale et politique de l’Eglise de Suède.

Malgré les différences historiques et culturelles entre nos Eglises, les problématiques et les défis sont étonnamment semblables : la pandémie (étymologiquement « tous les peuples ») nous aura permis de prendre conscience de notre proximité et de notre communion dans le Christ !

Source : Retour sur le Consistoire supérieur - Uepal

France : la librairie chrétienne CLC France reprend les Éditions Vida

L’information a été officiellement communiquée le 8 avril. Suite au départ de Jean-Luc Cosnard, le président des Éditions Vida, la librairie Chrétienne CLC France a repris les activités des éditions Vida.

La signature de l’acte de session a eu lieu le 7 avril au soir, à l’issue d’une longue réunion. Les négociations avaient commencé en mai 2020. « Je suis fatigué mais reconnaissant au Seigneur pour nos 70 ans et pour ce souffle nouveau, cet accroissement d’activités et le renforcement du pôle édition. Cela va nous faire davantage travailler avec des partenaires étrangers», confie Hervé Lessous, le directeur de la CLC France. Les Éditions Vida garderont leur nom.

Le fruit d’un an de négociation

En juin 2020, le CA de la CLC France avait validé le projet à l’unanimité. «Avec le temps, il a fallu négocié les modalités. On s’est retrouvé hier soir pendant cinq heures pour finaliser les contrats de reprise signés le jour même avec une date de validité fixée au 7 avril. » « Jean-Luc Cosnard m’a demandé l’an dernier si je connaissais une structure qui pourrait reprendre les Éditions Vida. En y réfléchissant, je me suis dit : et pourquoi pas nous ? Je trouvais que cela avait du sens. »

Les trois salariés des Éditions Vida ne poursuivront pas l’aventure. Une nouvelle responsable éditoriale a été recrutée à temps plein pour reprendre cette activité, et prendra son poste courant avril.

Des collaborations déjà en cours

À l’occasion des 70 ans de la librairie CLC France, la parution d’une nouvelle version du Voyage du Pélerin est prévue pour le mois de juin. Les Éditions Vida rejoignent le pôle édition de la CLC France qui existe depuis les années 70 et rassemble aujourd’hui 150 titres et quelques Bibles. « On était déjà 

partenaires et on connaît en partie ces éditions déjà très connues en francophonie, dans les pays africains notamment. » La CLC, présente au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Bénin, prépare d’ailleurs le projet « Des Bibles pour l’Afrique francophone! » et espère proposer 10 000 Bibles au sein de quatre librairies d’Afrique de l’Ouest. «On récolte 35 000 euros pour ce projet. »

L’activité des Éditions Vida a débuté en 1990 en France. Jean-Luc Cosnard a participé au développement des éditions de nombreux auteurs très connus comme David Wilkerson, John Bevere, Stormie Omartian… Les Éditions Vida sont aussi connues pour la publication des Bibles Thompson et de la Bible de l’Aventure pour les jeunes. 

Source : France: la librairie chrétienne CLC France reprend les Éditions Vida - Evangeliques.info 

Les jeudis de la mission sont lancés !

Le Défap lance une série de webinaires et d’ateliers en ligne sur Zoom : les jeudis de la mission.

Dans la perspective d’une réflexion de fond engagée depuis 2019, le Service protestant de mission-Défap souhaitait tenir, en mai 2020, trois journées d’ateliers avec des membres engagés de ses Églises fondatrices et de ses partenaires. Les trois journées de mai 2020 se sont muées en deux journées en avril 2021, avant de devenir un événement virtuel qui se tiendra en six rendez-vous en ligne.

Un mot à revisiter

Le samedi 10 avril, le professeur honoraire Jean-François Zorn donnera la première partie de sa conférence introductive sur La mission, un mot mutant ? « L’idée de ces ateliers en ligne, les jeudis de la mission, est de parler de ce mot ambivalent de “mission”, dans un monde qui connaît de profondes mutations », souligne Florence Taubmann, secrétaire exécutive du Défap en charge de l’animation et cheville ouvrière de ces rencontres. Cette conférence de lancement se prolongera le jeudi 22 avril. Ensuite, les jeudis de la mission auront lieu tous les 15 jours, jusqu’au 17 juin.

Garder l’esprit de l’atelier

« Nous souhaitions conserver cette dimension d’ateliers, d’échange et de partage en groupe avec nos partenaires, et ne pas transformer ces rendez-vous en simples conférences en ligne, explique Florence Taubmann. C’est pourquoi après une conférence d’environ une demi-heure, chaque jeudi de la mission donnera lieu à environ une heure de travail en petits groupes, avant une conclusion commune ».

Programme

  • Samedi 10 avril de 10 h à 12 h : La mission, un mot mutant ? – Des temps bibliques à la Réformation (XVIe siècle).
  • Jeudi 22 avril de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot mutant ? – du Réveil (XIXe siècle) à nos jours.
  • Jeudi 6 mai de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot universel. L’universel est en crise.
  • Jeudi 20 mai de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot personnel. L’individu est en crise. L’individu entre conscience et inconscience.
  • Jeudi 3 juin de 18 h 30 à 20 h : L’humain singulier-pluriel contre la guerre des dieux.
  • Jeudi 17 juin de 18 h 30 à 20 h : La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent.

Inscriptions: www.defap.fr

S
ource : Les jeudis de la mission sont lancés ! - Regards protestants

Maintenir le lien avec les détenus

Catherine Bergeron témoigne de la vie à la maison d’arrêt de Varces (38) en période de mesures sanitaires liées au Covid-19. Elle évoque les liens qu’elle maintient avec des détenus doublement enfermés.

En ces temps, mon ministère d'aumônier d’établissement pénitentiaire est, comme d’autres, affecté par les mesures sanitaires avec plus ou moins de souplesse selon les directeurs d’établissement.

Limiter les contacts

En pratique, en tout cas en ce qui concerne le centre pénitentiaire dans lequel j’interviens, cela revient à limiter les contacts : plus de visites en cellule, plus d’accès au quartier des arrivants, aux quartiers d’isolement ou disciplinaire. Les rencontres se font au parloir des avocats, mais à l’invitation de l’aumônier et les détenus hésitent à y aller. L’anonymat n’y est en effet plus respecté. Quant aux cultes, après avoir été supprimés, ils ont été rétablis avec un nombre limité de participants et sans célébration de la cène. En ce sens, les mesures de « l’extérieur » rentrent à « l’intérieur », rajoutant une restriction des relations personnelles aux conditions de détention.

Garder le lien coûte que coûte

Cependant, les détenus en comprennent bien les raisons ; ils se réjouissent des rencontres possibles autant que les aumôniers. Nous maintenons le plus possible le lien, en particulier par les échanges écrits. Quelles que soient les conditions, la mission reste la même : être au nom du Christ auprès des personnes en retrait, en souffrance, en solitude et continuer à leur dire que, malgré tout, ils sont enfants de Dieu. Ce ministère, tel qu’il est dans les conditions telles qu’elles sont, continue à s’appuyer sur le texte de l’évangile de Matthieu 25.31-46 : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi. » Il y aura des temps meilleurs pour chacun de nous…

Source : https://regardsprotestants.com/vie-protestante/maintenir-le-lien-avec-les-detenus/

In memoriam Antoine Pfeiffer

En mémoire d’un homme d’Évangile qui fut pasteur de tout cœur

« Antoine Pfeiffer a accompagné l’Église et marqué le protestantisme alsacien et mosellan, pendant tant d’années, que nombreux sont ceux qui gardent de cette personnalité chaleureuse et pleine d’humanité la mémoire d’un homme d’Évangile, qui fut pasteur de tout cœur. Je voudrais, en guise de parole de gratitude, faire mémoire de quatre moments de la vie de l’homme d’Église qu’il a été, celui de sa vocation pastorale, celui de son ministère pastoral, celui de sa présidence du Conseil synodal de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine, celui de son engagement ecclésial comme retraité.

La vocation pastorale d’Antoine Pfeiffer fut précédée par celle du service de l’Église que suscita en lui l’éducation chrétienne dont il a pu bénéficier dans sa famille et au sein de la paroisse de Saint-Louis dans l’immédiate après-guerre. C’est donc tout naturellement qu’il s’engage comme moniteur d’école du dimanche, animateur jeunesse, et assure comme “un ministère spirituel” la charge d’organiste. La mort accidentelle du pasteur Émile Bach qui l’avait fortement marqué résonne pour lui comme un appel au ministère pastoral. Antoine Pfeiffer quitte alors ses fonctions d’instituteur pour reprendre des études à la Faculté de théologie de Strasbourg et celle de Bâle. C’est en 1975 qu’il obtient la Maîtrise en théologie protestante avec un mémoire sur l’ecclésiologie du jeune Dietrich Bonhoeffer.

Au sein de l’Église réformée, Antoine Pfeiffer assure la charge pastorale de la paroisse de Bischwiller (1969-1976) et du Bouclier à Strasbourg (1976-1988). Son pastorat est marqué par la profonde empathie qu’il témoigne envers les personnes qu’il côtoie, la compréhension et l’humanité dont il sait faire preuve. Berger tout dédié à rassembler et cheminer au milieu des siens, au rythme des plus faibles, telle était sa manière d’habiter son ministère, qu’il exerça avec une abnégation de sa personne, parfois jusqu’à s’épuiser. Portant haut dans son cœur l’identité réformée, il ne l’a jamais comprise comme une exclusive mais s’est toujours engagé pour l’unité. Ainsi, il a été l’un des acteurs de la création de la paroisse protestante de Bischwiller, unissant les communautés réformée et luthérienne.

En 1988 Antoine Pfeiffer est élu président du Conseil synodal de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine. Il exerce cette fonction douze années durant, son mandat étant renouvelé à trois reprises. Homme doux et de conciliation, il œuvre pour le rapprochement de son Église avec l’Église luthérienne sœur, travail qui se concrétisera en 2006 par la création de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL). Toutefois, sa compréhension de l’Église et son sens de l’œcuménisme dépassent les frontières. Ainsi pendant cette période, il siège également au conseil de la Communauté évangélique d’action apostolique(CEVAA), une organisation protestante de coopération missionnaire qui favorise les échanges, les partenariats éducatifs et les projets en faveur du développement, entre Églises du Nord et du Sud.

Pour Antoine Pfeiffer, l’heure de la retraite ne rime pas avec la fin de l’engagement au service de l’Église. Son goût pour l’art, son amour de la musique et sa sensibilité devant l’injustice trouvent à s’exprimer. De 2000 à 2010, il siège au comité directeur de la Conférence européenne pour la musique d’église protestante (CCMEP). Durant ces mêmes années, il dirige l’édition d’un magnifique ouvrage collectif valorisant le patrimoine artistique protestant paru sous le titre Protestants d’Alsace et de Lorraine. Lieux de mémoire et de vie(Ingersheim, 2006). Fidèlement, jusqu’au crépuscule de sa vie, il relaie lors du culte dominical de sa paroisse du Bouclier les appels de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT), une ONG chrétienne de défense des droits de l’Homme.

Pour le fidèle service de cet homme d’Évangile qui a aimé être pasteur, demeurant même retraité un serviteur discret, l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine et l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine sont reconnaissantes. Elles expriment leur gratitude à son épouse Lilly pour sa fidèle et précieuse présence aux côtés d’Antoine, encourageant et soutenant son ministère. C’est une reconnaissance heureuse qui nous habite, puisqu’elle s’inscrit dans la certitude que ce compagnon demeure, avec chacune et chacun de nous, sous la garde de Celui qui conduit nos vies. »

Christian Krieger
Président de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine
Président de la Conférence des Églises européennes
Vice-Président de l’UEPAL


Source : https://www.uepal.fr/in-memoriam-antoine-pfeiffer/

L'esprit souffle fort

Son énergie lui est donnée par l’Esprit qu’il laisse entrer en lui. Sa souplesse provient d’une théologie profondément protestante qui sait s’adapter aux peuples et aux cultures qu’elle traverse. Son agilité se base sur une prédication forte et la communication qu’il manie à merveille. Le pentecôtisme avait donc tout pour réussir. Il aura suffi de 120 ans pour qu’il s’impose avec force dans le paysage protestant. On devrait parler au pluriel des pentecôtismes, tant ils sont divers en France comme ailleurs. Mais qu’il s’agisse de mission tzigane, des Assemblées de Dieu ou de communautés indépendantes, toutes sont issues des mouvements de 1901 et 1906 autour de Charles Fox Parham et William Joseph Seymour, un pasteur afro-américain qui donna l’impulsion de cette vague de réveil de la foi dans les milieux évangéliques.

Vibrer sous l’archet

Nombreux sont les protestants des Églises historiques qui apprécient peu les termes d’émotion ou de sensibilité, comme si cela ne se faisait pas. Les théologies pentecôtistes accordent en revanche une grande place à l’incarnation, au corps, dans la mesure où il est ouvert au souffle de l’Esprit qui le nourrit, le fait vibrer, l’inspire et l’ajuste à la volonté de Dieu. Le mouvement du corps lors d’une prière n’est autre que le reflet partagé de l’Homme vers Dieu et de Dieu vers l’Homme. Le parler en langue lui-même n’est que la suite logique de l’action directe de l’Esprit en soi, qui prend possession de l’existence du chrétien ; un traducteur est présent pour interpréter les paroles prononcées. D’une certaine manière, la foi passe par l’esprit et par le corps, comme le violon vibre sous l’archet pour produire un témoignage de sons qui se traduisent en musique.

Il fête ses 120 ans. Le jeune mouvement d’Églises du Pentecôtisme s’est développé jusqu’à devenir l’une des principales forces protestantes.

Fondation biblique

L’Esprit placé au cœur de l’expérience du chrétien va fonder et constituer les communautés pentecôtistes, autour de pasteurs et de prédicateurs. L’importance des ministères y est essentielle, car elle se fonde sur la Bible, notamment les écrits de Paul concernant les dons. Parmi eux, le discernement, la prophétie et surtout la guérison, dont toutes les communautés font état d’une manière ou d’une autre. Qu’elle soit psychique, relationnelle ou corporelle, la guérison s’inscrit dans la réalité de la vie du croyant comme un des effets directs de Jésus, reconnu comme sauveur, baptiseur et guérisseur. La doctrine est ici paulinienne, les théologies pentecôtistes se basant sur les fondamentaux du protestantisme que sont le salut par grâce, le sacerdoce universel et l’autorité de la Bible. L’importance de la lecture biblique est d’ailleurs partagée par toutes les mouvances, exercée de manière plus ou moins littérale ou symbolique, elle est toujours en lien avec la vie de foi du chrétien.

Autonomie et expansion

Rassemblées autour du pasteur, les communautés se découvrent autonomes les unes des autres dans la pratique et se relient entre elles souvent plus par nécessité que structure. Il est donc très difficile de se faire une idée globale du pentecôtisme, parfois considéré comme une nébuleuse. D’autant que des tensions peuvent naître dans les rapports entre mouvements. Certains issus d’un second puis troisième réveil sont très proches de milieux charismatiques libres. D’autres ont choisi de s’unir dans des fédérations, dont les Assemblées de Dieu, elles-mêmes membres de la Fédération protestante de France. Cette autonomie tient avant tout à l’importance donnée à l’expérience de vie personnelle et à la célébration du culte.


Source : https://regardsprotestants.com/vie-protestante/lesprit-souffle-fort/ 

Quand la loi sur le séparatisme rime avec méconnaissance du protestantisme

Alors que le projet de loi est débattu ces jours à l’Assemblée nationale, de nombreuses voix dénoncent l’ignorance et les approximations du gouvernement face au protestantisme et plus particulièrement sa frange évangélique. Interview avec Sébastien Fath, historien et spécialiste des protestantismes au CNRS.

Les évangéliques seraient-ils devenus « la caution égalitariste » du projet de loi contre le séparatisme ? C’est en tout cas ce que dénonce le Conseil national des évangéliques de France (CNEF). « Le CNEF a observé, à regret, que les protestants évangéliques servent parfois aux autorités, plus souvent à certains médias, de "caution égalitariste", et ce dans un souci de non-discrimination d’une religion par rapport aux autres (concrètement, ne pas cibler uniquement l’islam avec cette loi, ndlr.) », s’est-il exprimé, déjà en automne 2020, par voie de communiqué.

Depuis, les accusations et approximations de membres du gouvernement français face à cette frange du protestantisme se sont enchaînées: le 10 janvier 2021, la ministre déléguée en charge de la citoyenneté Marlène Schiappa mentionnait sur France 3 l’utilisation de « certificats de virginité », quand le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin accusait, le 2 février 2021 sur CNews, les évangéliques de représenter « un problème très important » en France. Des prises de parole dénoncées depuis par l’ensemble des représentants protestants, mais qui interrogent quant à l’ignorance des pouvoirs politiques face aux spécificités protestantes. Dans une  tribune publiée par le Figaro, le 5 février, Sébastien Fath, historien et spécialiste des protestantismes au CNRS, répondait clairement à ces attaques, attestant cette notion de « caution égalitariste »: « Pour éviter de donner le sentiment de ne regarder que dans une direction, on pointe d’autres menaces religieuses », écrit-il. Une rhétorique qui « revient à entretenir la confusion », déplore-t-il. Interview.

Quel regard portez-vous sur ce projet de loi sur le séparatisme ?

Un fondement du pacte laïc français de 1905 est écorné. Ce fondement, c'est la séparation des Églises et de l'État, et le principe de non-reconnaissance par l'État de la religion. Quand Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des cultes, affirme, devant la représentation nationale, que la loi actuelle renforce 1905, on croit presque lire du Georges Orwell. Car la réalité est à l'opposé de ce qu'il affirme.

Le pacte de 1905 ne se trouve pas renforcé, mais contesté et fragilisé via la remise en cause du principe de séparation stricte État-religion. Plutôt que de renforcer la liberté de conscience et de garantir la liberté de culte, ce projet gouvernemental renforce le contrôle sur les cultes.

En quoi cette nouvelle loi représente-t-elle une menace pour les protestants de France ?

Cela pose problème pour les protestants, car l'histoire de France nous rappelle que la non-séparation État-religions s'est toujours faite sur le dos des minoritaires. Contrairement à une opinion courante, les discriminations contre les protestants ne remontent pas seulement à la monarchie d'Ancien Régime. En plein XIXe siècle, on a continué, en France, à emprisonner des pasteurs, car ils appartenaient à un culte non-reconnu et qu'ils se permettaient d'évangéliser. Rien que pour les baptistes, on estime à une vingtaine les pasteurs, colporteurs et laïcs incarcérés, principalement sous le Second Empire. Remettre en cause le principe de séparation État-religions, c'est courir le risque de réveiller un monstre qui dort, le monstre de l'intolérance et de la discrimination.

Que vous inspire les propos de Marlène Schiappa sur les certificats de virginité qui circuleraient dans le monde évangélique, ou les attaques de Gérald Darmanin sur cette frange du protestantisme ?

La séquence actuelle, accompagnée de multiples erreurs et approximations ministérielles interpelle. On découvre l’incroyable niveau d'ignorance des politiques vis-à-vis du religieux, et notamment du protestantisme. On pourrait à la limite faire l'hypothèse qu'un détricotage de la séparation de 1905 serait concevable dans le scénario d'une interconnaissance respectueuse entre acteur étatique et acteur religieux. Cela serait de nature à rassurer un peu, avec des politiques qui connaissent les religions. Or, c'est le contraire qui s'est affiché sous nos yeux ces dernières semaines, en particulier en ce qui concerne le protestantisme évangélique.

Qu’est-ce qui vous a le plus choqué dans ces approximations ?

Gérald Darmanin les a à plusieurs reprises qualifiés « d'évangélistes » (sic), les a distingués du protestantisme, a estimé qu'ils ne relevaient pas du format 1905. Trois énormités, qu'il n'a pas su corriger puisqu'il a encore répété ces erreurs il y a quelques jours, après les avoir proférées une première fois le 23 janvier 2021. Albert Camus nous rappelle que « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Mal nommer les acteurs protestants, évangéliques ou pas, c'est rabaisser la raison politique et réveiller des monstres. Et on nage en pleine contradiction. Comment prétendre contrôler ce qu'on ne connaît pas, qu'on ne sait pas nommer ni évaluer ?


Plus largement, que révèle cette loi sur le rapport qu’entretient le pouvoir politique au religieux ?

On fait face aujourd’hui à une surfocalisation sur le religieux, et parallèlement à une sous-focalisation sur l'effort de mixité sociale, sur l'emploi, sur une école réellement républicaine et de qualité, qui tire les enfants vers le haut au lieu de se transformer en garderie de consommateurs. Ne tombons pas dans l'angélisme : s'intéresser au mode d'organisation des religions n'est pas antirépublicain en soi. Il est légitime que la République française s'interroge sur les discours séparatistes, y compris religieux, dans le contexte de la violence islamiste répétée qui a frappé le territoire. Mais la loi sur le séparatisme telle qu'elle est présentée actuellement surfocalise sur cet élément religieux, et néglige d'autres aspects pourtant majeurs. La religion serait-elle un bouc émissaire des échecs de la République ?

C’est-à-dire ?

Plus l'État enfle, mais échoue à stimuler les dynamiques solidaires, plus il est tenté de pointer du doigt des coupables extra-politiques. On le voit avec la Chine, où l'État policier tente de cacher certains échecs sociétaux en accusant les religions, notamment les chrétiens, dont l'essor est pourtant une bonne nouvelle pour le pays. La France n'a pas forcément vocation à s'inspirer de la Chine. La société civile, dont les religions font partie, n'est pas a priori une menace, mais une ressource pour faire vivre la mixité, l'éducation aux valeurs, la solidarité concrète. Et même l'espérance.


Source : Quand la loi sur le séparatisme rime avec méconnaissance du protestantisme | Réformés.ch (reformes.ch) 

Des étudiants tiennent un frigo solidaire devant le Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens

Inauguré samedi 30 janvier dans le quartier Saint-Leu, à Amiens, un nouveau frigo partagé vient en aide aux personnes dans le besoin en mettant à la disposition du public des denrées alimentaires gratuites.

Le concept original a été engagé par le Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens en partenariat avec l’association En Savoir Plus et le collectif Robin.e.s des bennes. « Lors du premier confinement, témoigne Mathias Hurpé, le président et pasteur missionnaire du FEU, on a rencontré des problématiques de précarité chez nos étudiants. Il nous a semblé urgent de faire quelque chose. » Quelques mois plus tard, le frigo prenait place devant les locaux du Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens où une équipe de 5-6 étudiants bénévoles( sur la quinzaine de personnes engagées) s’occupe quotidiennement du frigo depuis samedi, en le sortant et le rentrant matin et soir à 8 heures et 18 heures au 21 rue Hocquet. « L’équipe a d’ailleurs été préalablement formée aux normes d’hygiène et de la chaîne du froid », insiste le président et pasteur missionnaire du FEU.

Les habitants quartier, solidaires de l’initiative, contribuent également à la collecte de nourriture et d’invendus, ainsi que les restaurateurs ou commerçants de la ville. D’après le site de France 3 Hauts-de-France, l’initiative entend répondre aux enjeux écologiques de lutte contre le gaspillage et la précarité alimentaire. Pour les bénévoles de l’association, ce geste de solidarité vient aider les étudiants, personnes isolées et situations précaires touchées par la crise sanitaire.  A terme, les associations partenaires espèrent déployer une quinzaine de frigos solidaires.

 

Source : https://www.evangeliques.info/

Création de la Collectivité européenne d’Alsace : quelles conséquences pour les Églises ?

La création de la nouvelle Collectivité européenne d’Alsace change-t-elle la donne pour les Églises protestantes ? Réponse de Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace-Moselle.

Le 1er janvier 2021, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont fusionné pour donner naissance à la Collectivité européenne d’Alsace (CEA). La création de cette nouvelle collectivité vise à « retrouver le pouvoir d’agir à l’échelle alsacienne » dans la vaste région du Grand-Est.

En effet, avec la réforme territoriale, cette partie de l’Hexagone avait été englobée dans la nouvelle région du Grand-Est, née en 2016 et qui inclut 10 départements : Ardennes, Aube, Bas-Rhin, Haute-Marne, Haut-Rhin, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges. Cette collectivité nouvelle vise ainsi à remettre ensemble l’entité alsacienne. Mise en place début janvier, l’assemblée de 80 conseillers a élu Frédéric Bierry, ancien président du conseil départemental du Bas-Rhin, comme président.

La Collectivité européenne d’Alsace s’occupe des questions de solidarité, d’action sociale, éducative et culturelle ainsi que du développement des territoires et infrastructures, comme tous les départements. S’y ajoutent de nouvelles compétences sur la coopération transfrontalière, la gestion des autoroutes et routes non concédées (c’est-à-dire sans péage), le développement du bilinguisme et l’animation de la politique touristique.

Quelle conséquence pour les Églises ?

Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) reconnaît que, pour les cultes, cette nouvelle collectivité ne changera pas grand-chose. « Nous sommes sous le régime concordataire. Notre lien institutionnel se fait avec le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement le bureau des cultes d’Alsace-Moselle. »

Contrairement aux autres régions de France, l’Alsace et la Moselle sont sous le régime concordataire. Lorsque la loi de 1905 visant à séparer les Églises de l’État a été votée, ces régions étaient sous administration allemande et n’étaient donc pas concernées. Les ministres des cultes catholique, réformé, luthérien et israélite sont encore aujourd’hui rémunérés par l’État. Ce régime a été critiqué et le conseil constitutionnel, saisi de la question, a tranché en 2013, confortant les trois départements concernés dans le droit local spécifique.

Pour Christian Albecker, « l’ancienne région Alsace et chacun des deux départements s’étaient investis dans le dialogue interreligieux. Il faudra rester vigilant sur l’articulation régionale du Comité Interreligieux (CIR) Alsace au sein de la région Grand-Est et l’instance de dialogue de la nouvelle collectivité, pour éviter les rivalités ou les doublons, le dialogue interreligieux étant politiquement porteur. » Pour l’instant, tout se met en place sans difficulté. Ainsi le chargé de mission départementale « relations avec les cultes et dialogue interreligieux », Philippe Ichter, a-t-il basculé à la collectivité européenne d’Alsace.

Christian Albecker s’interroge sur la manière dont la collectivité gardera sa compétence sur l’attribution des subventions dans le cadre de travaux ou de projets dont bénéficiaient les cultes concordataires ou d’autres cultes. « Il n’y a aucune raison que les élus remettent l’organisation concordataire en cause. Bien au contraire, cette forme originale de“laïcité de contrat”entre les cultes et les pouvoirs publics facilite grandement le dialogue que nous menons avec les représentations politiques. » La « laïcité de contrat », expression utilisée en Alsace-Moselle, se distingue de la « laïcité de séparation » qui caractérise la loi de 1905 et qui s’applique dans le reste de l’Hexagone.

L’avenir de la Collectivité européenne d’Alsace reste néanmoins incertain en attendant les élections départementales, qui ont été décalées de mars à juin 2021.

 

Source : https://regardsprotestants.com/

Retourner au musée en compagnie de Louis de Funès.

Il a été l’amuseur de bon nombre d’après-midi télévision pendant le confinement, avec même des records d’audience.


Louis de Funès est un grand enfant qui plait à toutes les générations, même celles qui ne connaissent ni le Minitel, ni Georges Pompidou. C’est la réflexion que je me suis faite ce matin en visitant l’exposition de Funès à la Cinémathèque française.

Il y avait des enfants et ils n’avaient pas l’air de s’ennuyer comme moi quand on me traînait dans des galeries interminables pour regarder des céramiques antiques ou des tableaux barbants (j’en ai redemandé plus tard pendant cinq ans à l’Ecole du Louvre comme quoi…).

Ils avaient même l’air de bien s’amuser à faire des photographies dans la DS de Fantomas ou en regardant des extraits de La soupe aux choux ou bien la danse de Rabbi Jacob.


Cette exposition est une grande réussite populaire, elle touche toutes les tranches d’âge. Après avoir écrit un précédent article sur Louis de Funès, je récidive tellement cette exposition m’a plu pour sa scénographie très intelligente et actuelle.

La première salle est très dense, elle a même provoqué un bouchon en ces temps de distanciation sociale.

On est accueilli par les répliques phares de Louis : « Ma biche », « Foutez moi le camp », « Vous me le paierez« … La première salle fait grand honneur aux génies comiques du siècle dernier qui ont inspiré De Funès : Buster Keaton, Laurel et Hardy, Charlie Chaplin avec des citations du comédien sur les murs…

La deuxième salle très bien conçue met en scène des extraits de La traversée de Paris avec Jean Gabin et Bourvil, mais c’est en noir et blanc, un film légendaire certes mais qui ne m’a pas marquée.


Puis, c’est une avalanche de couleurs dans les salles suivantes avec une large chronologie qui montre en quoi Louis de Funès fut le héros des Trente Glorieuses. Le musée a été généreux en objets et c’est la vraie valeur ajoutée de l’exposition. J’ai étudié au Mucem et j’aime vraiment les objets : le costume extra-terrestre de Jacques Villeret dans La soupe aux choux, les casques de soldats allemands de La Grande Vadrouille, la 2CV toute déglinguée du film Le corniaud. La plus belle pièce est bien sûr la voiture de Fantomas transformée en divan pour les spectateurs…


« J’AI TOUJOURS JOUÉ MA MÈRE » LOUIS DE FUNÈS

REPORT THIS AD

C’est une exposition très moderne qui se sert des écrans numériques pour toucher les jeunes générations : un écran tactile propose au spectateur de découvrir toutes les expressions du visage de Louis (c’est vraiment une idée de génie), un autre compare les costumes de scène de La folie des grandeurs avec les tableaux de Velasquez, au siècle d’or.

Je me suis vraiment régalée avec cette exposition. Il y avait même une équipe de tournage pour filmer un reportage.

En sortant de l’exposition, je me suis dis que c’était bien dommage de ne pas l’avoir visité avec mon petit frère Ugo. Quand nous étions à l’école primaire, on avait le droit de regarder chaque veille de jour férié un film de Louis de Funès. Et on ne faisait pas les fines bouches à chaque rediffusion, même lycéens, on regardait encore ses films.

Puis, je suis sortie du musée par la rue de Bercy. Les pavillons en pierre meulière étaient superbes et imposants. Je me suis dis qu’il faudrait vite revenir dans le cour, visiter le parc de Bercy et retourner au cours Saint-Emilion depuis le temps.

 

Source : Le bal littéraire des sardines

La Saison de la Création, un temps de jubilé pour la Terre !

Du 1er septembre au 4 octobre 2020, les communautés chrétiennes sont invitées à célébrer la Saison de la Création : un temps pour prier, rendre grâce pour le monde créé par Dieu puis confié à l’humanité et un temps pour prendre soin de notre maison commune.
Le thème de cette année est Jubilé pour la Terre.

Le jubilé est un temps de libération, de remises des dettes et de repos pour la terre. Il provient de l’Ancien Testament, et plus particulièrement du livre du Lévitique (chapitre 25). Le mot vient de l’hébreu qui, littéralement, renvoie à la corne qui annonce le début de cette période.

Durant le confinement lié à la pandémie on a pu observer un “soulagement” de la terre, le retour d’espèces sauvages (dauphins à Venise, biches en ville, renardeaux au père Lachaise…). Ne faudrait-il pas instaurer de tels temps de repos sans y être contraints par des catastrophes ? Une sorte de moratoire pour la terre, ou mieux, de shabbat ne serait-il pas souhaitable ? D’autant que ce temps peut permettre aussi un changement de modèle, une conversion écologique, éloigné de l’exploitation de la terre et des pauvres.

Pour animer ce temps nous vous proposons :

Le guide (ci-dessous), réalisé par le comité directeur œcuménique de la Saison de la Création, groupement d'associations chrétiennes internationales. Il est traduit en français et vous permettra de préparer ce temps. Vous y trouverez des idées de célébrations, des prières, études bibliques mais aussi des conseils pratiques pour organiser différentes événements (marche, feuille de route...)
Davantage de ressources – y compris des webinaires et des célébrations de prières, un groupe Facebook et des photos – sont disponibles en ligne. Rendez-vous sur SeasonOfCreation.org/fr pour accéder à l'ensemble de ces documents.

Eglise Verte, quant à elle, vous propose : un atelier, des idées d'engagements globaux et locaux et des outils de communication.
Commission Ecologie -Justice climatique de la Fédération protestante de France a rassemblé et produit de nombreux documents. N'hésitez pas à les consulter !
Une affiche pour annoncer l'événement dans votre paroisse. Avec
Une version à utiliser telle quelle,
Une autre personnalisable avec vos horaires, votre logo...

 

Source : protestants.org

La mission à VTT

Du 16 au 21 août, le pasteur Jean-Luc Hauss traversera une partie des Vosges en VTT, en soutien aux projets solidarité de l’UEPAL.

 

- Un défi sportif : 5 étapes de Wissembourg à Mittelbergheim en VTT à assistance électrique.
- Une action de solidarité : chaque soir, une présentation d’un projet de solidarité soutenu par l’UEPAL et la Société Luthérienne de Mission.

C’est l’occasion de combiner une récente passion pour les randonnées en VTT à assistance électrique et son engagement au service du partenariat mission de l’UEPAL avec l’ELM. Les projets qu’il présentera ne se limiteront pas à ceux de l’ELM-Hermannsburg, mais seront tous soutenus via le service mission.

L’idée de ce raid VTT avait germé dès l’été 2019, mais il a tenu à la concrétiser cet été, dans ce contexte très particulier où la vie des paroisses et leurs finances sont impactées par la crise du Coronavirus…

Le défi que je me lance à moi-même – traverser une partie des Vosges en VTT, et présenter chaque soir un autre projet – aimerait encourager toutes les paroisses de l’UEPAL à maintenir, malgré la crise, leur engagement qu’elles ont budgété en janvier dernier.

 

Vous pourrez accompagner ce défi en consultant à partir du 16 août la page Facebook sur laquelle il donnera chaque jour des informations sur l’étape et le projet du jour. N’hésitez pas à assister à une présentation !

 

Programme détaillé

Dimanche 16 août à Wissembourg
>Culte consistorial à 17 h avec présentation d’un projet missionnaire
En l’église protestante Saint-Jean de Wissembourg

Lundi 17 août à Niederbronn-les-Bains
1re étape : Wissembourg – Niederbronn-les-Bains (55 km)
Wissembourg – Climbach – Fleckenstein – Obersteinbach – Jaegerthal – Niederbronn
>Soirée : Afrique du Sud • Soutien aux réfugiés francophones • 20 h • salle paroissiale

Mardi 18 août à Saverne
2e étape : Niederbronn-les-Bains – Saverne (70 km)
Niederbronn – Zinswiller – Lichtenberg – Wimmenau – La Petite Pierre – Graufthal – Saverne
Soirée : Brésil •Soutien au peuple Apurina • 20 h • salle paroissiale

Mercredi 19 août à Molsheim
3e étape : Saverne – Molsheim (55 km)
Saverne – Petit Geroldseck – La Hoube – Col de la Schleif – Schneeberg – Col des Pandours – Still – Molsheim
Soirée : Centrafrique • Un lieu d’accueil pour les jeunes de Bouar • 20 h • salle paroissiale Mutzig

Jeudi 20 août à Schirmeck
4e étape : Molsheim – Schirmeck (55 km)
Molsheim – Grendelbruch – Russ – Petit Donon – Col du Donon – Schirmeck
Soirée : Éthiopie • formation théologique pour les femmes• 20 h • Presbytère de Waldersbach, salle Stuber

Vendredi 21août à Mittelbergheim
5e étape : Schirmeck – Mittelbergheim (50 km)
Schirmeck – Rothau – Col de la Perreux – Champ du Feu – Hohwald – Welschbruch – Mittelbergheim
Soirée : Malawi • formation des bénévoles • 20 h • jardin du presbytère

 

Source : uepal.fr

Les Eglises Baptistes de France fêtent leurs 200 ans cette année

Pandémie et mesures de restriction obligent, les Eglises baptistes de France devront vraisemblablement renoncer à de grandes festivités. Néanmoins, la Société d'Histoire et de Documentation Baptiste de France revient sur cet anniversaire important.

La Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France (SHDBF) fête les 200 ans des Eglises baptistes en France. «La première Eglise baptiste française a été constituée le 17 septembre 1820 à Nomain dans le Nord de la France», explique Anniel Thobois Hatton, présidente de la SHDBF dans une vidéo postée sur la page Facebook de la société.

Un missionnaire suisse fonde la première église baptiste de France
C’est un couple de missionnaire suisses, Henry et Jeanne Pyt qui vont implanter cette première église baptiste en France. Né à Sainte-Croix, en Suisse, le jeune homme avait entrepris des études de théologie à Genève et fut sans doute marqué par le mouvement de réveil qui touchait cette ville à l’époque en réaction au rationalisme ambiant. Affilié à un groupe d’inspiration morave, le jeune homme va rencontrer divers représentants des mouvements de réveil venus notamment d’Angleterre. Ses talents d’orateur et d’apologète le font remarquer. En désaccord avec les dogmes enseignés à la faculté de théologie de Genève, Henry Pyt rejoint une Eglise libre crée par des étudiants sous l’inspiration de Henry Drummond qui fonde la Société Continentale de Londres dans le but d’évangéliser à nouveau l’Europe. Henry Pyt figure parmi les premiers missionnaires de cette société.

Du zèle des colporteurs aux premiers instituts bibliques
Les nouveaux convertis sont souvent des gens modestes, zélés pour l’Evangile qui partagent leur foi. «Des colporteurs, hommes et femmes, merciers ambulants pour la plupart, passent de villages pour leurs petits commerces et en profitent pour proposer des évangiles qu’ils vendent à petit prix», évoque l’historienne. Ce travail d’évangélisation sur le terrain produit du fruit et de petits noyaux de chrétiens se forment ici là. Ceux qui ressentent l’appel à devenir pasteur ont besoin de formation. Dès lors, de petits instituts de formation vont peu à peu émerger, comme “l’école des prophètes”. Très modestes, ces lieux de formation vont permettre à ces nouveaux ministères d’approfondir les connaissances nouvellement acquises en vue du service chrétien.

«Très vite, ces petits noyaux d’Eglises vont se regrouper en association pour mutualiser leurs compétences et ainsi étendre leur champ d’action», relate cette évocation historique. En 2020, ce sont 114 églises baptistes qui sont affichées sur le site de la Fédération Baptiste de France.

Etant donné les restrictions de rassemblement imposées par la pandémie, la Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France invite les églises baptistes à marquer cet anniversaire localement.

 

Source : evangeliques.info

Le Festival Mitt'Him c'est chez vous !

Un festival 100% digital créé dans nos studios
 
 
Les 17 et 18 juillet, les studios de Radio Arc-en-Ciel et Radio Iris s'associeront pour permettre la création de "Mitt Him chez vous", un festival de musique actuel qui n'accueillera pas physiquement ses festivaliers cette année.
Nos équipes techniques encadreront la réalisation audio et vidéo d'une dizaine de concerts accoustiques dans notre studio vidéo. 
Au côté de Radio Omega notre équipe éditoriale portera la réalisation d'interviews et l'animation de l'ensemble de la production. 
Au final 9h de programme en direct, retransmis par le festival Mitt Him et une quinzaine de médias partenaires de l'évènement... A ne pas manquer les vendredi 17 et samedi 18 juillet de 19h à 23h30
 
pour toutes les informations, rendez-vous sur le site du festival MITT HIM https://mitthim.fr/mitthim-chez-vous/

 

Source : Radio Arc-en-ciel

Culte à l’occasion de la Fête Nationale

Dimanche 12 juillet à 9h30 en église protestante Saint-Pierre le Jeune à Strasbourg

 

L’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine invite à un culte à l’occasion de la Fête Nationale en l’église protestante Saint-Pierre-le-Jeune.

Durant cette célébration,

elles rendent grâce à Dieu pour la liberté et la fraternité vécues et prient pour la paix dans le monde.
elles témoignent de leur reconnaissance à toutes celles et ceux qui assurent notre sécurité au près et au loin.
elles prient pour les victimes des drames qui affectent l’humanité, notamment la pandémie, et pour les personnes qui apportent aide, soutien et réconfort.
elles confient à Dieu toutes celles et ceux qui exercent l’autorité, et président à la destinée de la France, de l’Europe et du monde.
Leur message s’enracine dans cette parole de l’apôtre Paul aux Romains (8, 35 et 39)
« Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? J’ai l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

 

La célébration sera présidée par Isabelle Gerber, Inspectrice ecclésiastique au Directoire.
Christian Albecker, président de l’UEPAL, accueillera l’assemblée.
La prédication sera donnée par Christian Krieger, vice-président de l’UEPAL.

 

Cordiale invitation à tous

 

Dimanche 12 juillet 2020 à 9h30 en l’église protestante Saint-Pierre-le-Jeune, place Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg

 

Source : uepal.fr

Quelle Église après le covid-19 ?

Du 8 au 10 juillet, l’EPUdF et l’UEPAL organisent un webinaire sur l’Église après le confinement.

La crise du covid19 et les semaines de confinement font surgir de nombreuses initiatives dans les Églises locales et les paroisses. L’inventivité et la confiance sont de mise pour célébrer les cultes, vivre le lien communautaire. Au détour des expériences, l’Église sort de ses habitudes et de ses bâtiments.

Avant l’été et comme une passerelle vers la suite, l’EPUdF et l’UEPAL proposent de prendre le temps de partager les expériences.

Du 8 au 10 juillet, découvrez des thèmes comme Célébrer, Vivre la communauté, Dedans et dehors, Église collaborative. Chaque thème est abordé par une plénière d’une heure avec la participation de deux intervenants présentant une expérience et des ateliers d’une heure en nombre plus restreint pour élargir les champs de découvertes et faciliter les discussions.

 

Programme :

- Célébrer : Mercredi 8 juillet : Plénière : 20h à 21h / Ateliers : 21h15 à 22h15
- Vivre la communauté : Jeudi 9 juillet : Plénière : 11h30 à 12h30 / Atelier : 12h45 à 13h45
- Dedans et dehors : Jeudi 9 juillet : Plénière : 20h à 21h / Atelier : 21h15 à 22h15
- Église collaborative : Vendredi 10 juillet : Plénière : 9h30 à 10h30 / Atelier : 10h45 à 11h45

 

Sur inscription uniquement : cliquez ici

 

Source : uepal.fr

Net for God - 20 ans de partage !

Net for God est un réseau international relié par la prière, inspiré par la vision de l’abbé Paul Couturier.

Net For God est inspiré par l'image du filet du pêcheur dans l'Evangile de Luc au chapitre 5. Travailler à la paix et l’unité entre les Eglises et les cultures est l’objectif principal de ce réseau, également appelé Fraternité Oecuménique Internationale.

"Que tous soient un ... afin que le monde croie que tu m’as envoyé." (Jean 17, 21)

 

Venez décovrir les actions et projets de Net for God ici

"Les loustics" - Yolande et Philippe Schwab, invités de la matinale VIP sur Radio Arc-en-ciel

"Les loustics", allias le couple Yolande et Philippe Schwab, étaient les invités de la matinale VIP du jeudi 18 juin 2020.

Ces experts de la relation, de l'accompagnement et du couple nous invite à prendre soin de notre couple. Ils présentent également le projet de 4 vidéos pour 4 clés pour réussir cet objectif.

Pour écouter l'émission, c'est par ici

 

 

Toutes les infos ici :

- www.psconseil.com

- www.facebook.com/psconseilstrasbourg

 

Source : Radio Arc-en-ciel et Iris

Reprise des activités musicales

Un webinaire pour faire un point sur la situation et répondre aux questions.

De nombreuses chorales, et bien des ensembles de musique, ont été impactés par la crise du Covid-19 : répétitions et projets de concerts ont été brusquement mis à l’arrêt, des chaînes de contamination ont pu se former.

Un webinaire à destination des musiciens d’Église : choristes, organistes, chefs de chœurs, fanfares, instrumentistes divers, etc. a lieu le lundi 29 juin de 18h à 19h30

Suite à la pandémie, dans quelles conditions peut-on envisager de reprendre les activités collectives (chorales, ensembles instrumentaux, bands,…) ? Quelles mesures prendre ? Comment entretenir le contact avec les choristes et les instrumentistes en attendant la reprise ? Comment faire avec les instruments partagés (piano, orgue…) ?

Un médecin, un pasteur, des chefs de chœur et de fanfare ainsi qu’une organiste feront le point de la situation et répondront dans la mesure du possible aux questions du public.

Un lien permettant la connexion à la conférence sera envoyé aux participants. Seuls les intervenants seront visibles et audibles à l’écran. Les participants pourront réagir et poser des questions sur le fil chat.

Inscription obligatoire : cliquer ici

 

Source : uepal.fr

Esprit es-tu là ? - Les peintres et les voix de l’au-delà

Fleury-Joseph Crépin
Tableau merveilleux n° 11

Au musée Maillol
jusqu’au 1er novembre 2020

Gilles Castelnau

15 juin 2020

Le musée Maillol expose les œuvres de trois peintres issus du milieu ouvrier du nord de la France et qui, plongeant par hasard dans le milieu spirite, lui ont donné une forme picturale.
Ces dessins spirituels semblent de même nature que les mandalas bouddhistes ou hindous. Ils ont l’avantage d’exprimer l’élan intérieur que l’on peut éprouver et leur contemplation permet, si on le souhaite, de se détacher pour un instant du monde réel dans lequel nous sommes pour ainsi dire emprisonnés et de pénétrer un au-delà mystérieux.

 

Augustin Lesage (1876-1954)

 

Il est mineur à Saint-Pierre-lez-Auchel dans le Pas-de-Calais. Il n’a pas fait d’études au-delà de l’école primaire. Un jour à l’âge de 35 ans, alors qu’il travaille au fond de la mine, il entend une voix lui dire : « Un jour, tu seras peintre. » Il ne lui en faut pas plus pour qu’il plonge dans le milieu spirite qui évoque les esprits, écoute les conseils que ceux-ci lui donnent et se mette à dessiner et à peindre dans sa maison.

 

Composition géométrique, 1946

 

Depuis le 19e siècle l’intelligentsia française et européenne faisait tourner les tables, écoutait les « esprits » et explorait ainsi le monde de l’au-delà. Allan Kardec en avait systématisé les méthodes en 1857 dans son « Livre des esprits ». Victor Hugo lui-même, Conan Doyle et bien d’autres pratiquaient la chose. Et personne ne s’étonnait qu’un simple ouvrier mineur qui avait tout juste le certificat d’études et n’avait jamais étudié l’art, se mette à peindre de manière si saisissante.

Augustin Lesage disait : « Je sais bien que je ne puis rien peindre si je ne me mets pas sous l’influence des esprits » et à sa mort il avait réalisé huit cents peintures.
Il s’efforçait de laisser instinctivement sa main suivre les gestes que son inspiration lui indiquait !

 

Les Mystères de l’Antique Égypte, 1930

 

Laissons les cartels de l’exposition commenter ces tableaux : ils sont riches et instructifs :

Lesage représente ici des objets de la tombe de Toutankhamon, découverte en 1922 par Howard Carter dans la vallée des Rois. Il reproduit une des statues en bois plaqué d’or qui gardaient l’entrée de la chambre funéraire, un vase à onguents en forme de bouquetin, le trône du souverain et la scène, sur le dossier, le figurant en compagnie de son épouse.
Lesage reproduit aussi des objets des tombes royales d’Ur en Irak, trouvés en 1927-1928 par Leonard Woolley : un bouquetin se nourrissant des feuilles d’un arbuste, la harpe et la tête de la reine Puabi, ornée de ses bijoux. Lesage la représente ici trois fois et dans quinze autres toiles.

Fleury-Joseph Crépin (1875-1948)

 

Tableau n° 157, 14 novembre 1941

 

Plombier-zingueur, musicien, peintre et guérisseur.
Les travaux nécessaires à la reconstruction du bassin minier dans les années 1920 permettent à Crépin de développer à Montigny-en-Gohelle, de multiples activités : quincailler, plombier-zingueur, installateur de pompes, chercheur de sources mais aussi guérisseur par l’imposition des mains. Il joue également de la clarinette, pour animer les bals et compose. Un soir de décembre 1938, alors qu’il recopie de la musique, sa main cesse de lui obéir pour tracer d’étranges motifs. A partir de mars 1939, il se met à « peinturer ». Peu après des voix lui disent : « Quant tu auras peint 300 tableaux, ce jour-là, la guerre finira. »


On pourra discuter de la réalité des « voix » entendues : Quelqu’un qui parle à Dieu est pieux, dit-on mais quelqu’un qui entend Dieu lui parler est schizophrène.
D’ailleurs il n’existe pas de corrélation entre le nombre de tableaux peints par Crépin et la fin de la guerre. Il n’existe pas de destin du tout. On ne peut pénétrer la connaissance de l’au-delà : « vous ne saurez ni le jour ni l’heure » a dit Jésus-Christ.

 

Tableau merveilleux n° 11, 15 juin 1946 : Ce tableau est ci-dessus en exergue.

 

Ses voix lui disent : « Après la guerre, tu feras 45 tableaux merveilleux et le monde sera pacifié. » Il peint la nuit ou le jour, dans la solitude, évoquant seulement à ses côtés la présence d’ombres, ses guides. Il achève la 300e œuvre le 7 mai 1945, la veille de l’armistice, et, en reconnaissance, envoie à Montgomery, à Staline, à Eisenhower, à de Gaulle et à Joukov des tableaux aujourd'hui disparus. Il peint encore une certaine de peintures avant de commencer, le 3 novembre 1947, la série des « Tableaux merveilleux ». A sa mort le 10 novembre 1948, deux « Tableaux merveilleux » restent inachevés. 

Victor Simon (1903-1976)

Fils d’un ouvrier mineur, il passe son enfance entre Divion et Bruay-en-Artois. Dès l’âge de six ans, ses nuits sont peuplées de visions où se côtoient temples sacrés et épreuves initiatiques passées par les prêtres égyptiens. A douze ans et demi, il commence à travailler à la mine alors que la guerre fait rage. Prenant goût à l’étude, il peut quitter le fond et travailler dans les bureaux de la mine.
A 17 ans, il assiste à une séance de psychisme expérimental qui lui laisse une impression prodigieuse sur le monde invisible. En 1933, alors qu’il tient un café, des voix lui commandent de peindre.
Avant de commencer « Résurrection », sa première toile aujourd'hui disparue, il rend visite à Augustin Lesage qui parlera de lui comme du continuateur de son œuvre.
Dès lors la vie de Simon est dévolue à la spiritualité. Il réalise des peintures pensées comme un temple idéal, donne des conférences et écrit.
Il publie un journal, « Forces spirituelles », édité de 1947 à 1976, et trois livres : « Reviendra-t-il ? » (1953), « Du Sixième Sens à la quatrième dimension » (1955), « Du Moi inconnu au Dieu inconnu » (1957). Passionné par la science des religions, particulièrement celle de l’Égypte antique, et les phénomènes supranormaux, il développe son altruisme grâce à son don de guérisseur.

 

La Toile judéo-chrétienne, 1937

 

C’est sa deuxième grande peinture après « Résurrection » aujourd'hui disparue. Dans une période troublée, c’est une étrape spirituelle vers une religion universelle. La composition abrite ses deux maîtres spirituels : son guide vénusien et le Christ. Deux panthères noires féroces et protectrices, gardent l’entrée du temple illuminé par le soleil levant. L’œil se perd dans les motifs ornementaux évoquant les tapis persans. Cette œuvre est restée cachée pendant cinquante ans avant d’être exhumée et restaurée pour l’exposition.

 

La Toile jaune, 1970 – 21 février 1971

« La Toile jaune », dernière peinture de Victor Simon, nous donne à voir l’humanité future. En bas, le corps mental est accompagné de deux figures l’introduisant vers le plan supérieur. Au centre du cercle, le visage du Christ porte sur son front « le Moi éternel ». Les rayons de lumière symbolisant les phases de l’évolution : le corps astral, le corps mental, le corps causal, l’âme morale. Au sommet est représentée la « race bleue » : homme et femme, détachés de leur enveloppe terrestre, reçoivent les radiations spirituelles pour atteindre le plan astral, en dehors du temps et de l’espace. Le foisonnement minutieux des motifs peints par Simon demande l’attention d’un miniaturiste. Appliqué à des grands formats, ce travail extrêmement précis devait conduire Simon mais aussi Lesage et Crépin, si ce n’est à des états de conscience modifiée, au moins à des états de rêverie hypnotique.

 

Source : protestantsdanslaville.org

Bienvenue au pasteur Jean-Luc Gadreau, Responsable du Service Protestant

Le pasteur Jean Luc Gadreau est nommé depuis le 1er Juin 2020 responsable éditorial du Service Protestant sur France Culture, au sein du service communication de la Fédération protestante de France (FPF). Il succède à Benjamin Bories qui prend, de son côté, la responsabilité des productions audiovisuelles propres à la FPF et l’animation de la plateforme protestante des radios locales au sein du même service.
Ces nouvelles nominations font suite à la réorganisation des services en un seul service communication comprenant des productions audiovisuelles, écrites, radiophoniques, diffusées sur le web, les réseaux sociaux et sur France Culture.

Éléments biographiques :
Pasteur baptiste, Jean-Luc Gadreau est, depuis septembre 2016, coordinateur des départements formation, développement et communication de la Fédération Baptiste (FEEBF). Il a été aussi coordinateur du Festival de télévision européen de programmes religieux en 2017. Il conjugue son ministère avec des activités artistiques diverses (musique, écriture, graphisme, photographie…) et de communication (radio, presse, TV…). Attaché de presse du Jury oecuménique du festival de Cannes depuis 2015, il en a aussi été membre à Cannes en 2012 et à Berlin en 2013 et Fribourg en 2019. Il est depuis 2019 président de l’association Interfilm-France co-organisatrice du jury oecuménique de Cannes avec l’association catholique Signis. Jean-Luc Gadreau est également membre de la commission communication de la FPF depuis plusieurs années et a collaboré très fréquemment aux émissions du Service Protestant sur France Culture. Sa formation pastorale est doublée d’une solide formation en radio et en communication et d’une longue expérience radiophonique notamment sur RCF.

Vers une nouvelle formule du service protestant :
Il poursuivra à mi-temps son ministère comme directeur du développement à la FEEBF et travaillera sa mission à la FPF pour le service protestant à mi-temps, en lien étroit avec l’équipe du service communication et la direction de France Culture.

Un comité de suivi éditorial nommé par le conseil de la FPF a été constitué afin de l’accompagner dans une réflexion vers une nouvelle formule du Service Protestant, alliant diversité protestante, apport cultuel et culturel et qualité radiophonique pour un large public. La nouvelle formule devrait voir le jour fin 2021 après une « année test » avec de nouvelles initiatives à écouter chaque dimanche matin sur France Culture de 8h30 à 9h00 et à retrouver en podcast sur www.franceculture.fr et à la Une de www.protestants.org

Coordonnées :

Pasteur Jean-Luc GADREAU
Responsable éditorial du Service Protestant sur France Culture
Tél. 06 71 20 82 35
Mail. jeanluc.gadreau@federationprotestante.org

Contact Presse :

Aude Millet-Lopez
Responsable de la communication
Tel. 06 73 39 55 98
Mail. aude.millet-lopez@federationprotestante.org

 

Nomination Jean-Luc Gadreau service Protestant

 

Source : protestants.org

Les Rendez-Vous de la Pensée Protestante auront bien lieu : Inscrivez-vous

La seconde édition des RVPP, les Rendez-Vous de la Pensée Protestante, aura bien lieu !

Elle se tiendra les 26 et 27 juin au temple du Saint-Esprit à Paris. Des binômes de théologien.ne.s issu.e.s des six facultés de théologie protestantes françaises alimenteront les débats de leurs thèses et de leurs capacité à dialoguer avec parfois des positions diamétralement opposées aux leurs.

Nouveauté de 2020, les RVPP s'élargissent à la francophonie avec la participation de la faculté de théologie de Genève et de la Haute École de Théologie Protestante de Lausanne. Pour l’année prochaine, ce sont les facultés de théologie de Bruxelles et de Kinshasa qui ont manifesté leur intérêt pour nous rejoindre.

La thématique choisie pour cette seconde édition fait le pari d’aborder de front LE sujet qui fâche au sein du protestantisme :

« L'autorité des Écritures pour aujourd’hui : enjeux et perspectives »

Quelle pertinence et quelle autorité la Bible peut avoir dans le monde d’aujourd’hui ? Pourquoi faudrait-il encore lire ces Écritures ? Quel lien avec la Parole de Dieu ? Est-ce qu’elle dit toujours vrai ? Est-ce qu’elle se trompe parfois ? Est-ce qu’interpréter c’est trahir ?

Les RVPP sont ouverts à toutes et tous, sur inscription en ligne préalable. Il est possible d'assister à tout ou partie de l'évènement, en étant présent sur place (toutes les conditions sanitaires seront bien évidemment appliquées).

Toutes les informations sont disponibles sur le site les-rendez-vous.fr.

Pour toute interview, contacter le pasteur Samuel Amédro, président des RVPP, au 06 61 53 78 43 ou Nathalie Leenhardt, directrice de Réforme, au 06 26 45 69 54

 

Source : protestants.org

USA : Déclaration des baptistes sur les injustices et les troubles raciaux

Alors que de nouveaux noms s’ajoutent à la nuée de témoins et de victimes des injustices raciales aux États-Unis – notamment Ahmaud Arbery, Breonna Taylor et George Floyd – nous ajoutons notre voix en tant que baptistes interpelés par l’appel prophétique à laisser la justice couler comme l’eau et la droiture comme un puissant ruisseau.


La North American Baptist Fellowship rassemble, au-delà des lignes raciales et ethniques, 19 millions de baptistes dans 55.000 Églises et 22 conventions et unions au Canada et aux États-Unis. La NABF est l’une des six régions de l’Alliance baptiste mondiale, un réseau de 240 conventions et unions baptistes dans 125 pays et territoires représentant 47 millions de baptistes et 169.000 Églises.


Conduits par notre foi en Jésus, notre Seigneur, nous proclamons que :


– Nous déplorons et dénonçons le racisme explicite et implicite qui traite certains Américains comme des citoyens de seconde zone simplement à cause de la couleur de leur peau. Nous affirmons que tous les peuples sont créés à l’image de Dieu.
– Nous déplorons et dénonçons la mort de toute personne. Nous affirmons que tous méritent une approche de justice devant les tribunaux, et non un lynchage dans les rues.
– Nous déplorons et dénonçons le fait que les personnes noires non armées ont trois fois plus de chance d’être tuées par la police que les personnes blanches non armées. Nous affirmons que les vies des noirs comptent pour Dieu et devraient aussi compter pour nous.
– Nous déplorons et dénonçons une société où les noirs ont deux fois plus de chance que les blancs d’être arrêtés par la police et quatre fois plus de chance que les blancs d’être fouillés une fois arrêtés. Nous affirmons que la justice doit être équitable pour tous, sinon ce n’est pas la justice.
– Nous déplorons et dénonçons un système judiciaire où les noirs sont plus susceptibles de recevoir une peine plus sévère pour le même crime, et où un verdict de peine capitale est plus probable dans les cas où un accusé noir et une victime blanche sont en présence. Nous affirmons l’appel à une juste miséricorde offerte par notre Seigneur, qui a été lui-même exécuté par un système corrompu.
– Nous déplorons et dénonçons la militarisation de la police, qui est particulièrement déployée pour traiter les communautés minoritaires comme des ennemis. Nous affirmons l’enseignement du Prince de la paix selon lequel les artisans de la paix sont bénis.
– Nous déplorons l’utilisation de gaz lacrymogènes et de gaz poivré – tous deux interdits en temps de guerre – sur les manifestants. Nous affirmons que le droit constitutionnel de se réunir pacifiquement doit être respecté.
– Nous déplorons et dénonçons le fait que les journalistes soient pris pour cible par les autorités pour être attaqués et arrêtés. Nous confirmons les propos de notre frère baptiste Rev. John Lewis : « Sans les médias – la presse écrite et la télévision – le mouvement des droits civils aurait été comme un oiseau sans ailes, un chœur sans chant ».
– Nous déplorons et dénonçons la violence, y compris la destruction délibérée ou la dégradation des entreprises, des maisons et des lieux de culte. Nous affirmons l’appel biblique à aimer son prochain comme soi-même, et nous rendons grâce pour les fonctionnaires qui se consacrent à la protection des autres.
– Nous déplorons et dénonçons l’exploitation des textes chrétiens et des espaces sacrés pour soutenir les abus de pouvoir. Nous affirmons le témoignage de notre Seigneur, qui est né au milieu de la persécution d’un gouvernement qui a coupé le souffle aux innocents.
– Nous déplorons et dénonçons les conséquences persistantes de l’esclavage avec les lois Jim Crow, dans des règlementations d’urbanisme, avec le redlining et la discrimination par les institutions financières qui continuent à nuire aux communautés minoritaires. Nous affirmons qu’il faut corriger les torts systémiques pour adopter la vision de notre frère baptiste Martin Luther King Jr. d’une « communauté bien-aimée ».
– Nous déplorons et dénonçons les écarts raciaux en matière de richesse ainsi que d’accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’Internet, etc., qui sont devenus encore plus évidents au cours de la pandémie de coronavirus, car les noirs américains meurent à un rythme trois fois supérieur à celui des blancs américains. Nous affirmons que notre nation doit s’attaquer aux inégalités structurelles, y compris la nécessité d’entamer des négociations sérieuses qui conduiront à traiter les maux du passé par des actes de repentance et de réparation.
– Nous déplorons et dénonçons les temps où nos propres communautés baptistes n’ont pas réussi à agir comme la lumière du monde, rejoignant au contraire les flammes de la haine – et nous demandons humblement le pardon de Dieu et de nos voisins que nous avons abandonnés.
– Nous affirmons notre engagement, en paroles et en actes, à pratiquer la justice, à aimer la miséricorde et à marcher humblement avec Dieu.


Samuel Tolbert

Président, North American Baptist Fellowship / Président, National Baptist Convention of America


Jeremy Bell

Secrétaire général, North American Baptist Fellowship


Paul Msiza
Président de l’Alliance baptiste mondiale


Elijah Brown
Secrétaire général et PDG de l’Alliance baptiste mondiale


(rédaction principale de la déclaration par Brian Kaylor, rédacteur et président de Word&Way et directeur associé de Churchnet)


Source : Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France

 

Source : protestants.org

France : Les chantres de plus de 100 communautés chrétiennes unis pour bénir le pays

Environ 200 chantres, prêtres ou pasteurs de plus de 100 paroisses, Eglises et communautés chrétiennes se sont unis «virtuellement» pour chanter «La Bénédiction France». La vidéo du chant, traduction de The Blessing de Cody Carnes, Kari Jobe et Elevation Worship, a été diffusé le dimanche 31 mai, jour de la Pentecôte et a été vue plus 76 000 fois à ce jour.
«Un grand vent d’unité a soufflé pendant le confinement», indiquent les organisateurs dans la description de la vidéo. L’initiative a réuni de nombreuses Eglises évangéliques, mais aussi des paroisses catholiques, réformées, luthériennes, anglicanes et orthodoxes.
 
Vidéo disponible ici
 
 

Alsace : Plusieurs bâtiments dont deux églises vandalisés à Munster

L’église catholique, le temple protestant, une société d’ambulances, la gare, deux banques et un complexe sportif ont été vandalisés dans la nuit du 22 au 23 mai à Munster dans le Haut-Rhin. Des tags tels que «Anarchie vaincra» ou le chiffre «666», peints à la bombe de couleur, ont été retrouvés, rapporte France 3 Grand Est. Ces dégradations ont suscité la stupeur et l’étonnement des habitants de cette petite ville paisible nichée au cœur du massif des Hautes-Vosges. La gendarmerie a lancé un appel à témoins afin de retrouver les auteurs des tags.
 

Belgique: L’interdiction de réunion dans les lieux de culte maintenue

Contrairement à ses voisins d’Europe occidentale, la Belgique maintient ses lieux de cultes fermés. Cette décision du Conseil d’État est tombée le 28 mai, relaie le quotidien Lalibre.be.Toutefois, une date pour la reprise des services religieux devrait être communiquée par l’Etat le 3 juin, selon la Conférence épiscopale de Belgique.
 
Dans l'article d’opinion de La Libre.be, Doriane de Lestrange, journaliste spécialisée dans les questions de société, se demande si le Conseil d'Etat ne craint pas la sanction de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui consacre la liberté de culte dans son article 9.

L'analyste relève que la liberté de culte de tout un peuple est bafouée, alors qu’il est désormais possible d’aller au zoo, chez le coiffeur ainsi que de rendre visite aux personnes les plus vulnérables.
Aux yeux de Doriane de Lestrange, par leur décision de maintenir les lieux de culte fermés, «les juges affirment par là même la victoire absolue du matériel sur l’immatériel, de la société de consommation sur le spirituel, de l’économie sur le culte. Un tableau sombre que d’aucuns jugeront pourtant exact et "représentatif de notre temps", ignorant la part très importante de fidèles de toutes confessions confondues qui existe encore au sein de la population et pour qui la foi constitue toujours un élément essentiel».
 

Autorisation de reprise des cultes

Par le décret du 22 mai, le gouvernement autorise les établissements de culte à accueillir du public.


Vigilant dès le début du confinement au respect de la liberté de culte, le CNEF accueille avec satisfaction cet allègement des restrictions. Il appelle néanmoins tous les responsables de communautés à la prudence et à veiller au strict respect des consignes de ce décret :


➡ Respect des gestes barrière
➡ Distanciation physique : 1 mètre minimum entre chaque personne, ce qui détermine le seuil maximal de fréquentation
➡ Désinfection des mains à l’entrée obligatoire
➡ Port du masque de protection obligatoire dès 11 ans
➡ Régulation des flux de personnes : pour chaque lieu de culte, une personne identifiée sera ainsi désignée par l’organisation pour réguler le flux, veiller au nombre de personnes présentes à l’intérieur des bâtiments et éviter les attroupements aux abords de ceux-ci


Le respect des consignes se fait sous la responsabilité du gestionnaire du lieu de culte. Les préfets de département pourront interdire l’accueil du public d’un lieu de culte, après mise en demeure, si ces règles ne sont pas respectées
Par ailleurs, à ce dispositif nécessaire pour la sécurité sanitaire des fidèles, vient s’ajouter l’application de recommandations pratiques propres à chaque culte. Pour le culte protestant évangélique, celles-ci sont contenues dans le Guide pratique de reprise de l’activité des associations protestantes évangéliques édité dés le 20 mai et actualisé par le CNEF

 

Source : lecnef.org

Des associations protestantes contre les violences conjugales

La fédération nationale des Associations familiales protestantes, en partenariat avec Empreinte formations, alertent et s'impliquent pour dire non aux violences intra-familiales.
Avec le confinement les violences conjugales ont augmenté de plus de 30%.
Ces associations rappellent que ces violences peuvent aussi toucher les membres de nos familles, nos églises ou nos paroisses.

 

Si vous êtes victime :
- Par téléphone : 3919
- Par SMS : 114
- Sur internet : arretonslesviolences.gouv.fr
- Allez à la pharmacie la plus proche pour vous signaler
- Contactez la police au 17

Si vous êtes mineur :
- Appelez le 119.


Si vous pensez être violent(e) ou pouvoir le devenir, des professionnels sont prêts à vous aider à gérer votre colère et vous empêcher de passer à l'acte au 0801901911.


Se taire, c'est être complice d'un drame qui ravage enfants et adultes.

 

Source : protestants.org

Covid-19 // Reprise des cultes

Décision du Conseil d’État du 18 mai 2020


Le juge des référés du Conseil d’État a ordonné aujourd’hui au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte (source).
Le Conseil d’État a jugé que l’interdiction de rassemblement dans les lieux de cultes n’était plus une mesure proportionnée au stade de crise sanitaire actuelle. En effet, de nombreux lieux publics ont réouvert depuis le 11 mai, avec des rassemblements possibles de 10 personnes.
Il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte.
Un nouveau décret, publié au plus tard le 26 mai, autorisera les rassemblements dans les lieux de cultes et en précisera les conditions.


Liberté de culte


Le CNEF salue l’affirmation de la liberté de culte comme une liberté fondamentale qui comporte le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte.
Depuis le début de la crise, le CNEF s’est montré attentif à l’objectif prioritaire de santé publique et a recherché l’équilibre entre la liberté de culte et la nécessité de contribuer à la protection de tous. Dans son communiqué du 21 avril, il jugeait les restrictions de la liberté religieuse conformes à la loi, puisque justifiées, nécessaires et proportionnées à ce moment-là, mais se disait très vigilant sur le recouvrement de cette liberté.


Reprise prudente des rassemblements


Dans ses contacts avec le gouvernement et son réseau dans les départements, le CNEF s'efforce de préparer au mieux la reprise des rassemblements et diffusera d’ici la fin de la semaine un Guide de reprise des activités pour les associations protestantes évangéliques qui sera actualisé en ligne.
Quelle que soit la date de reprise des rassemblements, le CNEF encourage ses membres à respecter les consignes et recommandations appropriées.

 

Source : lecnef.org