Actualités

Un christianisme de liberté

Dans son dernier ouvrage, le théologien Michel Barlow, interrogé par Antoine Nouis, rappelle le caractère invincible du souffle de liberté qui traverse les évangiles.

Le christianisme est-il voué à disparaître ? On aurait de bonnes raisons de le penser en considérant le spectacle qu’il donne à voir parfois. Mais ce serait compter sans la formidable puissance de vie et de liberté que recèlent encore les évangiles. L’espérance chrétienne n’est pas le rêve rassurant de lendemains qui chantent mais une plénitude de sens donnée aujourd’hui à nos vies ! Le Christ est le véritable libérateur de l’humanité. Il nous délivre de la peur et du néant mais aussi des dogmes aliénants et des dévotions étouffantes dans lesquels nous sommes enfermés. La « délivrance », c’est l’autre nom de l’accouchement, la venue au monde d’un être nouveau, avec toutes ses potentialités. Cet ouvrage explore quelques-unes de ces promesses de renaissance.

Michel Barlow, Docteur es lettres et en sciences de l’éducation est également diplômé de la faculté de théologie catholique de Lyon. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages.


Source : Un christianisme de liberté - Regards protestants 

Comment les monastères vivent la vieillesse

Négociation
Comment une communauté religieuse s’adapte-t-elle quand ses membres avancent en âge? C’est le cœur d’une recherche menée actuellement par la Haute école de santé vaudoise (Hesav). Explications avec le sociologue Laurent Amiotte-Suchet.


Depuis 2014, Annick Anchisi, sociologue de la vieillesse, et Laurent Amiotte-Suchet, sociologue des religions, étudient le vieillissement des religieux et des religieuses âgé·e·s. Après une première étude concernant les religieuses apostoliques, leur recherche ethnologique actuelle les conduit dans différents ordres contemplatifs catholiques, féminins et masculins, en Suisse romande et en Bourgogne–Franche-Comté. Comment ces espaces séculaires, dédiés avant tout à une vie religieuse, s’adaptent-ils aujourd’hui aux impératifs sanitaires? Comment la tradition se renégocie-t-elle face aux besoins de personnes âgées?

Dans les communautés monastiques, les membres prononcent le vœu de stabilité, s’engageant donc à vivre, vieillir, mourir et être enterrés au monastère. L’attachement à la communauté et au lieu de vie est fort. «Certaines personnes vivent au monastère des décennies durant! En donnant leur vie et le fruit de leur travail à la communauté, les moines et les moniales attendent en retour d’être pris en charge par elle jusqu’au bout», explique Laurent Amiotte-Suchet. Les premières observations des chercheurs montrent que, même en situation de dépendance liée au grand âge, le contrat est respecté: le placement en maison de retraite est rarissime. Les adaptations pourtant sont nombreuses: «On équipe les infirmeries, les chambres, les salles de bains… On prévoit des systèmes d’alarme. Les frères ou les sœurs infirmier·e·s sont sensibilisé·e·s par des formations aux situations gérontologiques.»

L’entrée de personnel laïque spécialisé dans le monastère pour des soins «reste toujours envisageable de manière ponctuelle, jamais systématique», observe le chercheur. Ce qui n’empêche pas de déléguer un certain nombre de tâches domestiques quand la communauté ne peut plus les assumer (cuisine, ménage, entretien des bâtiments…). «Certain·e·s viennent faire la lecture aux frères ou aux sœurs plus âgé·e·s, on les aide à se déplacer pour les offices, on valorise leur rôle de témoin auprès des novices… Cela resserre les liens communautaires.»

Si ces collectivités semblent capables d’aller assez loin dans les efforts à consentir pour prendre soin des leurs, les chercheurs relèvent aussi que ce fait est associé à une très grande autodiscipline des moines et des moniales âgé·e·s, qui ont ce souci permanent de l’effort, jusqu’au dernier souffle.


Source : https://www.reformes.ch/societe/2021/05/comment-les-monasteres-vivent-la-vieillesse-reformes-juin-2021-dossier-soins-care

La religion dans l’espace public

Les 8 et 10 juin sont organisées deux soirées de réflexion ouvertes à tous sur le thème "Quelle place pour la religion dans l'espace public ?" avec Valentine Zuber et Nicolas Cadène.

L’Eglise protestante unie de France soutient la laïcité, principe qui assure la neutralité de l’Etat et l’égal traitement des citoyens, quelles que soient leurs convictions. En même temps, elle croit que parler de religion est nécessaire pour mieux vivre ensemble dans une société plurielle.

C’est en débattant publiquement avec toutes et tous qu’on peut mettre au grand jour les idéologies fanatiques et en révéler les impasses. C’est aussi une façon de faire tomber un certain nombre de préjugés, de dépasser les peurs, et d’aider chacun à construire sa pensée dans une société démocratique.

 

Le mardi 8 juin 2021, de 20h à 21h15, l’historienne Valentine Zuber* proposera un parcours de la Réforme à nos jours : « De la tolérance à la liberté, le combat de la laïcité ». 

* Valentine Zuber est directrice d’études à l’École pratique des hautes études, section des sciences religieuses. Elle y est titulaire de la chaire « Religions et relations internationales ».

S’inscrire à la visioconférence du 8 juin

 

 

Le jeudi 10 juin 2021, de 20h à 21h15, Nicolas Cadène*, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, répondra aux questions des participants sur le thème « Laïcité : comment être croyant aujourd’hui en France ? »

S’inscrire à la visioconférence du 10 juin


Source : https://regardsprotestants.com/societe/la-religion-dans-lespace-public/

“Je sais que Dieu a son plan pour le Japon”

Dans notre série “Trois questions à…”, nous nous sommes tournés vers Maria Bode. Une étudiante souriante au parcours passionnant, fait de vie au Sénégal, d’études de théologie, d’éducation spécialisée mais aussi de stage en implantation. Avec toujours une idée chevillée au corps : la mission au Japon.

Point-Théo : Bonjour Maria, est-ce que tu pourrais te présenter, ton parcours jusqu’à présent et ton appel à servir Dieu ?

Maria : Bonjour à tous, j’ai vingt-six ans et j’ai ce qu’on pourrait appeler un parcours atypique ! Je suis enfant de missionnaires allemands, je suis née et j’ai grandi au Sénégal. À l’âge de douze ans, je suis arrivée en France. J’ai accepté le Seigneur, très jeune, à huit ans, mais le point tournant a été à quatorze ans quand j’ai décidé de dédier ma vie à Dieu, de le suivre, de vivre toute ma vie pour lui et de me faire baptiser. C’est à ce moment-là que j’ai reçu un appel pour la mission et Le servir à temps plein. En parallèle, j’avais découvert le Japon en arrivant en France. J’avais vraiment un amour pour ce pays, je ne sais pas d’où ça venait. À la fin de l’année de quatrième, j’ai eu la conviction de la part de Dieu d’apprendre le japonais, alors j’ai foncé. J’ai compris comme ça, petit à petit que c’était au Japon que Dieu m’appelait. Et puis j’ai été à Mission-net, une conférence internationale sur la mission. Je suis tombée sur un stand avec un missionnaire au Japon qui m’a dit à quel point il y avait des besoins. Pendant que je l’écoutais, mon cœur vibrait. J’ai appris que les Japonais étaient un peuple non-atteint. Ça a été une grande confirmation pour moi. À la fin de mon lycée, j’ai été vivreau Japon durant cinq mois. J’avais travaillé pour financer ce voyage personnel. Sur place, j’étais en contact avec des missionnaires qui m’ont montré leur travail et j’étais accueillie par une famille japonaise pendant tout mon séjour. Cela a été une expérience très riche et très forte. J’ai consolidé mon japonais. L’appel à servir au Japon m’est tombé dessus, puis cela s’est confirmé peu à peu !

Depuis très jeune, j’ai à cœur les jeunes en difficulté.

Quelles formations as-tu suivies ?

Dès l’appel, je me suis dit, qu’est-ce que je fais ? Parce qu’une fois sur place, il faut faire quelque chose ! Depuis très jeune, j’ai à cœur les jeunes en difficulté. J’ai travaillé avec les enfants de l’école, j’ai fait les Flambeaux pendant près de dix ans…. Ça a dirigé aussi mon choix d’études : je voulais être éducatrice spécialisée et me former au niveau de la psychologie, la pédagogie. J’ai passé les concours mais ils privilégiaient un autre profil. Alors j’ai fait une licence en science de l’éducation, plus poussée donc plus bénéfique ! J’ai aussi entendu parler d’une catégorie de jeunes ou de jeunes adultes qu’on trouve au Japon : ces personnes, après avoir vécu des expériences traumatisantes (du harcèlement à l’école ou au travail), ne sont plus capables de vivre en société et se retirent, restent cloîtrées dans leur chambre et ne sortent plus. La situation de ces personnes qu’on appelle Hikikomori, m’a beaucoup touchée. Du coup, j’ai cela à cœur, mais je suis vraiment ouverte à ce que Dieu veut et depuis le début, j’avance pas à pas. Après les études, c’était le moment de partir. Mais Dieu m’a dit de rester. Alors j’ai travaillé deux ans en tant que coordinatrice du parcours relais avec des élèves en décrochage scolaire, puis comme éducatrice spécialisée à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Ces années étaient très riches au niveau de l’expérience. Au cours de la deuxième année, Dieu a retouché mon cœur pour le Japon. Dieu m’a montré la prochaine étape : c’était la formation théologique, en région parisienne. L’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne avait la réputation d’être pratique et axé sur l’étude des livres bibliques. Au début, comme on conseille aux missionnaires de faire au minimum un an de formation, je me suis lancée dans une année. Mais une fois sur place, j’ai vite compris que j’allais rester plus longtemps et me voilà à la fin de la troisième année ! Et je ne le regrette pas ! Je vois à quel point c’était nécessaire. Déjà, du point de vue intellectuel et de la connaissance. Mais aussi au niveau personnel, le développement de ma foi et de ma relation avec Dieu. Ma manière de voir le monde, les autres, Dieu, tout cela a beaucoup changé. Ça m’a fait grandir, même si ce n’était pas souvent facile ! On peut dire que la connaissance intellectuelle est descendue encore un peu plus au cœur. Plus j’en ai appris, plus je me suis rendue compte que je ne savais pas grand chose…

J’ai eu de nombreuses confirmations depuis mon appel, Dieu m’en a fait la grâce et je peux m’appuyer dessus.

Quels seraient les défis et les motivations pour la suite ?

Plus j’avance, plus je me rends compte des défis. Mon dernier voyage au Japon et la formation à l’institut me l’a encore plus montré. Je vois à quel point la tâche est difficile. Le travail missionnaire au Japon est un travail qui prend énormément de temps, plus que dans d’autres pays, j’aurais envie de dire. Les barrières à l’évangélisation sont nombreuses et difficiles à surmonter. Heureusement c’est le Saint-Esprit qui les surmonte ! Au niveau spirituel, cela implique la prière, la persévérance et la patience mais aussi d’être ferme et bien assis dans sa foi. Mais le Seigneur pourvoit. Les finances sont aussi un grand défi. Le Japon est très développé, le coût de la vie est un peu plus élevé que celui de la France, cela nécessite donc des ressources importantes. J’ai eu la chance de déjà découvrir le pays, mais le défi sera d’entrer dans une compréhension plus profonde de la manière dont les Japonais réfléchissent : comprendre leur vision du monde. L’adaptation entre notre manière de parler de l’Évangile et la leur, pour qu’ils comprennent véritablement, sera un vrai défi. Ils ont vraiment une vision du monde particulière ! Mais ce n’est pas impossible à Dieu. Ce qui me motive le plus d’un autre côté, c’est de savoir que Dieu m’appelle là-bas. J’ai eu de nombreuses confirmations depuis mon appel, Dieu m’en a fait la grâce et je peux m’appuyer dessus. Je sais aussi qu’il a son plan pour le Japon. Ce qui me motive aussi, c’est de voir les Églises participer à ce projet, c’est l’œuvre de Dieu. C’est génial de voir que d’autres participent à ce projet avec moi et de voir d’autres personnes qui ont à cœur le Japon. Je vois que je ne suis pas toute seule ! C’est super d’avoir des personnes autour qui soutiennent et qui se lèvent pour servir. Il en faut.


Source : https://point-theo.com/je-sais-que-dieu-a-son-plan-pour-le-japon/

France : Nicolas Farelly devient le nouveau président de la FEEBF

Le pasteur Nicolas Farelly a été élu par le nouveau Conseil national de la FEEBF. Il prend la succession deThierry Auguste. Il rejoint Joëlle Razanajohary, secrétaire générale de la Fédération aux côtés de Philippe Halliday, nouveau vice-président.

Nicolas Farelly a été élu par le nouveau Conseil national de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France, renouvelé partiellement le 13 mai. Il prend la succession du pasteur Thierry Auguste qui achève son mandat de 6 ans comme président, soit trois mandats consécutifs de 2 ans renouvelés. Pasteur de l’Eglise Baptiste de Compiègne, dans l’Oise, Nicolas Farelly rejoint Joëlle Razanajohary, secrétaire générale de la Fédération depuis septembre 2020, aux côtés de Philippe Halliday, élu nouveau vice-président.

« L’équipe et le Conseil sommes désireux de servir la FEEBF. (…) Je suis reconnaissant, pour mes prédécesseurs, Nathalie Guillet et Thierry Auguste, et voudrais les remercier », a t-il appuyé avant de conclure : « Nous sommes bien conscients de nos incompétences et de nos limites. Nous avons besoin de vos prières. Je vous encourage à prier pour nous, à ne pas nous lâcher et à ne pas lâcher, dans la prière, pour ce mandat renouvelé. » Marié et père de trois enfants, Nicolas Farelly est aussi professeur associé de Nouveau Testament à la Faculté Libre de Théologie Évangélique et rédacteur en chef des Cahiers de l’École Pastorale.

Mouvements internes et dates anniversaires en cours

Le renouvellement du Conseil national s’est déroulé lors congrès annuel de la FEEBF qui se tient chaque année lors du jeudi de l’Ascension. Près de 220 participants ont participé aux différents votes en ligne. Les résultats du renouvellement des membres du Conseil national ont été rapportés peu après 16h30.

Sur les sept candidats en lice, seuls cinq nouveaux membres ont été élus : Jean-Marc Coutellier (membre de l’Eglise de Biarritz – trésorier), Marie-Laure Fenet (pasteur à Sartrouville), Samuel Alonzo (pasteur à Cherbourg), Etienne Linkowski (pasteur à Nice), et Laurence Turquais (membre de l’Eglise de Clermont – secrétaire adjointe). Samuel Duval (Bordeaux-Caudéran) et Arnaud Jeuch avaient présenté également leur candidature.

Le pasteur Christophe Hahling, président de l’Abej national a présenté son dernier rapport et poursuit son mandat jusqu’au mois d’août. Il devient pasteur détaché de la FEEBF en poste à l’église méthodiste de Metz. Son successeur n’a pas encore été élu.

Enfin, cinq pasteurs ont officiellement été reconnus comme pasteurs de la FEEBF: Kevin Le Levier, Charles Due, Thomas Poette, Thiago Cardoso et Rémi Lem.

La rencontre internationale des femmes baptistes aura lieu le 7 juillet prochain.
La FEEBF entend fêter le centenaire de la création de la FEEBF fin 2021 – début 2022, ainsi que les 200 ans de la présence des baptistes en France.

PJL Principes républicains : amendements du Sénat

Le 12 avril 2021, le Sénat a achevé l’examen en première lecture du projet de loi, confortant le respect des principes de la République (1), qu’il a renommé : "projet de loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme". A ce stade, le projet de loi s'approche de sa forme définitive. Une commission mixte paritaire va travailler maintenant à une conciliation entre les deux Chambres. Le projet de loi sera également soumis à l’examen du Conseil constitutionnel.

Le CNEF tire ici un premier bilan des amendements ajoutés par le Sénat en matière de liberté de religion et de régime des cultes. Il exprime ses inquiétudes quant au déséquilibre du pacte laïque qui se profile.

Si, dans l’ensemble, le Sénat a apporté quelques clarifications attendues sur le champ d’application des nouvelles contraintes liées à l’exercice du culte, les sénateurs ont surtout durci le dispositif de surveillance des cultes par l’État, en particulier dans le domaine de la construction des lieux de culte.

Laïcité de surveillance

Loin de garantir le libre exercice des cultes en France, le dispositif actuel aboutit, de manière inquiétante, à une "laïcité de surveillance" dont tous les cultes feront les frais.

La loi de 1905, gardienne depuis plus d’un siècle d’un équilibre et d’une distance entre l’État et les religions, risque donc d’être substantiellement amendée au profit d’une surveillance accrue de l’État sur les cultes. Cette surveillance accrue est visible notamment par les nouvelles compétences attribuées aux préfets, qu’il s’agisse de la déclaration des associations exerçant le culte, de la déclaration de leurs financements étrangers, du plan de financement des projets de construction de lieux de culte mais aussi de la déclaration du nombre de reçus fiscaux émis pour les dons. La mesure de fermeture administrative des lieux de culte, désormais dans le code de la sécurité intérieure, s’ajoute au dispositif déjà alourdi des sanctions de police des cultes qui visent en particulier les ministres du culte, leurs paroles ou leurs écrits.

Nous comprenons la nécessité d’endiguer les actes et discours allant contre la paix civile et l’unité de la République, en particulier ceux des porteurs du projet de l’islam politique. Et le projet de loi a pu avancer sur ce point dans certains domaines. Mais pour ce qui concerne les cultes, il prévoit en revanche un arsenal excessif, restreignant la liberté de culte dans son fonctionnement et sa pratique pour un grand nombre d’associations.

De nouvelles contraintes

Si les immeubles reçus à titre gratuit ainsi que les subventions publiques pour mise en accessibilité des lieux de cultes ont été autorisés, les nouvelles contraintes et la surveillance de la vie des cultes, dans l’ensemble de leurs actes usuels (de la quête à la prédication, de l’acquisition d’un lieu de culte à l’émission de reçus fiscaux) excèdent à bien des égards ces maigres "avantages".

En pratique, les contraintes administratives liées à l’exercice du culte, notamment envers les dirigeants d’associations cultuelles, constitueront par leur accumulation une forme d’obstacle administratif à l’exercice de la liberté de culte et à la dynamique de croissance des Églises. Au-delà d’une suspicion généralisée envers les cultes déjà dénoncée, on pourrait y discerner une modalité assumée de découragement de la vie des cultes en France.

Notons également que le Sénat a adopté une position plus restrictive de la liberté de manifester sa religion dans l'espace public. Ces dispositions ne concernent que peu les protestants évangéliques. Elles témoignent néanmoins d'un recul du droit à la manifestation des convictions religieuses dans l'espace public et ainsi d’une volonté d’effacement des religions dans la société civile.

Allons-nous pas à pas vers une laïcité de neutralisation de l’espace public alors que la société civile républicaine devrait être le terreau du pluralisme des convictions ?

Appel à un équilibre

Les restrictions progressivement portées à la liberté de religion continuent, pour le CNEF, de poser la question de leur nécessité et de leur proportionnalité au but recherché, dans une société démocratique, pour reprendre les termes de l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. En ce sens, le CNEF appelle le gouvernement et les parlementaires, dans les prochaines phases d’élaboration du texte, à définir un équilibre plus juste de la séparation entre les cultes et l'État.

Convaincu du salut préparé par Dieu pour les hommes et attaché à l’annonce de l’Évangile, le CNEF rappelle l’exhortation de l’apôtre Pierre : "Tenez votre intelligence en éveil, soyez sobres et mettez toute votre espérance dans la grâce qui vous sera apportée lorsque Jésus-Christ apparaîtra" (La Bible, 1 Pierre 1.13 version S21).


Source : https://www.lecnef.org/articles/72722-pjl-principes-republicains-amendements-du-senat

Déclaration commune. Le Concordat : une chance pour l’Alsace-Moselle et pour la République

Par cette déclaration commune, les cultes statutaires d’Alsace et de Moselle souhaitent souligner ce qui fonde leur attachement commun, partagé par de nombreux Alsaciens-Mosellans, à la particularité régionale qu’est le droit local des cultes résultant du Concordat.

Le Concordat et les autres dispositions bien plus larges du droit local sont le fruit d’une histoire particulièrement mouvementée et à bien des égards, tragique. Notre République s’honore à reconnaître des particularités régionales dans le domaine de l’organisation politique, de la culture et des cultes, et ce dans plusieurs régions de France, s’inscrivant ainsi dans une réalité européenne riche de la diversité de ses régions. Une nation s’honore de la diversité de ses convictions et de sa culture et il est bon que l’État reconnaisse et encourage cette diversité. Il n’est pas inutile de rappeler à cet égard que le Conseil constitutionnel, la plus haute juridiction de notre pays, a affirmé dans sa décision du 21 février 2013, en réponse à une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), que les dispositions des articles organiques relatives aux cultes en Alsace-Moselle étaient conformes à la Constitution.

En tant que représentants des cultes relevant du droit local, nous considérons que notre régime respecte la laïcité et confirmons notre respect des lois de la République même si, comme toutes les autres familles de pensée de notre pays, nous revendiquons le droit à exprimer nos avis et nos questionnements sur la société et les sujets dont elle débat.

La reconnaissance réciproque entre l’État et les cultes statutaires, inscrite dans le droit local, instaure en Alsace-Moselle une laïcité de contrat, à la différence d’une laïcité de séparation caractérisant la loi de 1905. Cette relation contractuelle donne aux religions des droits et des devoirs. Elle oblige les cultes à se concevoir comme des acteurs de la vie publique favorisant le lien social et culturel et contribuant par leur engagement dans le dialogue interreligieux à une coexistence harmonieuse, fraternelle et pacifique des religions au sein de la société.

Qui plus est, le droit local permet de contribuer à la culture religieuse des jeunes en proposant, dans le cadre de l’enseignement religieux à l’école publique, une offre de formation qui leur permet de mieux comprendre le monde, et notamment sa dimension religieuse. A la culture de l’ignorance, de l’incompréhension et de la peur, cet enseignement oppose la vision de l’intelligence de soi et de l’autre.

De même, les facultés de théologie intégrées dans l’Université de Strasbourg permettent de former des prêtres, pasteurs et aumôniers, respectueux d’une laïcité qui donne sa place aux religions dans l’espace public, gage d’une vraie reconnaissance réciproque entre elles et les pouvoirs publics.

Ces divers éléments nous font considérer le droit local des cultes non comme une survivance de privilèges hérités du passé, mais comme une exigence d’une grande modernité au regard des enjeux de notre siècle, comme le Garde des Sceaux l’a encore souligné lors de son récent déplacement à Strasbourg.

Fait à Strasbourg, Colmar et Metz, le 3 mai 2021

  • +Mgr Luc RAVEL
    Archevêque de Strasbourg
  • +Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE
    Évêque de Metz
  • M. Christian ALBECKER
    Président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
    Président du Directoire de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine
  • M. Christian KRIEGER
    Président du Conseil synodal de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine
    Vice-Président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
  • M. Harold WEILL
    Grand Rabbin du Bas-Rhin
  • M. Claude FHIMA
    Grand Rabbin du Haut-Rhin
  • M. Bruno FISZON
    Grand Rabbin de la Moselle


    Source : https://www.uepal.fr/declaration-commune-concordat-droit-local-cultes/

Exposition : Un avenir à habiter…

L’Association des Figurines Bibliques (AFiBi) organise en lien avec Nootoos une exposition dans l’église Saint -Pierre-le-Vieux : « De Pâques à Pentecôte : un avenir à habiter ».

Une occasion de cheminer et (re)découvrir à travers le texte biblique et nos cinq sens des fêtes chrétiennes importantes et la vie de Jésus qui les fonde.

Une occasion de se demander aussi comment des textes vieux de plus de 2000 ans peuvent donner aujourd’hui sens à notre vie.

L’exposition aura lieu du 20 Avril au 24 Mai 2021 et sera ouverte du mardi au samedi de 12h à 17h.

De nombreuses animations sont proposées en marge de l’exposition : parcours ludique pour les enfants, visite participative pour groupe de jeunes, ateliers bibliques et bibliologue, lecture musicale, les figurines en art thérapie…

N’hésitez pas à intégrer une visite dans vos programmes caté, enfants, enseignement, famille, personnel…

Plus de détails dès la rentrée et auprès de Madame Lydie Ducharme (secrétaire AFiBi) par mail : afibi.secretaire@gmail.com

Source : https://www.uepal.fr/evenement/exposition-un-avenir-a-habiter/

Culte des petits enfants

​Les paroisses de Strasbourg-centre proposent régulièrement aux familles une célébration adaptée aux petits enfants.


Elle a lieu dans la chapelle Saint-Nicolas de l’église collégiale Saint-Pierre-le-Jeune le samedi à 16h30.

2021
29 mai & 26 juin

 

Source : https://www.uepal.fr/evenement/11715-2/

En faisant confiance a? Dieu, je me sens libre

Les Confessions de... Nathalie Schnœbelen, la directrice de communication de l’Eglise de la Porte Ouverte Chrétienne de Mulhouse. Loin d’être une enfant tombée dans la marmite évangélique, elle la rejoint près de trente ans plus tard pour l’expérimenter en version XXL.

Quelles expériences déterminantes vous ont-elles conduites vers la foi?

Ma famille était de confession catholique mais c’est mon frère Jean-Marc qui a été le déclencheur en m’offrant une Bible. Elle me paraissait inaccessible, mais mon frère la lisait et en parlait comme on parle d’une amie. Lorsqu’il est gravement tombé malade, je ne comprenais pas pourquoi cela arrivait à un tel ami de Dieu. Mais Dieu l’a guéri. J’ai commencé à lire la Bible et ai rencontré Dieu personnellement.

Avez-vous connu des périodes de rébellion?

Je parlerais plutôt de temps forts avec Jésus. Je me souviens de prières «bras de fer»: «Tu dis être celui qui guérit les cœurs brisés, être proche des malheureux, j’en fais partie. Dans les Evangiles tu es avec les gens. Tu dis avoir donné ta vie

pour moi, je suis prête à te donner la mienne pour toi mais j’ai besoin de toi ici et maintenant!» C’est en ce jour de février 1996, entre échecs et rupture amoureuse, que tout a commencé entre Jésus et moi. Il s’est révélé dans toute sa grâce, j’étais transportée de joie et j’ai pris la décision ferme de le suivre!

Ancienne commerciale pharmaceutique, votre vie a pris plusieurs tournants inattendus à l’orée de vos 40 ans: sans regret?

Absolument! Quand Dieu conduit votre vie, sa bénédiction n’est suivie d’aucun chagrin. Quarante ans, c’est l’âge auquel je me suis mariée et ai quitté mon métier pour servir Dieu. Je me souviens d’une nuit décisive avec Jésus: «Nathalie, m’aimes-tu au point de quitter ton travail, ta région, ta famille et ton Eglise?» «Oui.» «Au point… d’abandonner l’idée du mariage?» J’ai bataillé mais j’ai fini par capituler: «Seigneur, je ne comprends pas, mais je te fais confiance.» A l’instant, je me suis sentie libre! Le mois suivant, je partais en stage au sein d’une radio à Mulhouse et rencontrais mon mari. J’avais reçu l’Alsace en vision trois ans avant. Obéir à Dieu, ça fait souvent mal mais c’est aussi source de liberté et de bonheur.

Votre Eglise a été sous le feu des critiques et des projecteurs, quels versets ont-ils nourri votre foi durant tous ces mois?

«Celui qui est ferme dans ses intentions, tu lui assures une paix profonde parce qu’il se confie en toi» (Esaïe 26,3) ou bien «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?» (Romains 8,31). Cela m’a aidé à comprendre l’enjeu spirituel. Le Seigneur est souverain mais je n’oubliais pas la vision qu’il m’avait donnée à 37 ans: Jésus veut sauver les Français. Or nous avons dû exposer notre foi aux yeux des Français et des étrangers! On a fini par arrêter de compter le nombre d’interviews à partir de la 530e.

Qu’avez-vous appris sur vous-même et sur Dieu durant l’année 2020?

Quand la pression a diminué, on m’a diagnostiqué un cancer du sein. Aujourd’hui j’ai terminé les traitements post-opératoires. Ces épreuves ont révélé la mesure de ma confiance en Dieu et de la liberté acquise grâce à lui à la croix. Je n’ai pas de crainte et vois les circonstances et les gens avec bien plus de recul et de patience qu’avant. Parce que Jésus habite encore plus en profondeur en moi

Propos recueillis par Christelle Bankolé


Source : https://www.christianismeaujourdhui.info/2021/04/18/en-faisant-confiance-a-dieu-je-me-sens-libre/

Vivement 2033 !

 

L’année 2033 s’annonce enthousiasmante pour qui s’intéresse à la mission et à l’annonce de l’Evangile aux nations et à Jésus. 2033 correspond aux 2000 ans de la résurrection du Christ. La date est approximative, à cause de l’erreur de calcul d’un moine du cinquième siècle, Denys le Petit. Elle reste cependant hautement symbolique. Cette année-là, Pâques fera l’objet d’un grand rassemblement, organisé par le mouvement Jesus Celebration 2033 (JC2033). Mais les festivités ne s’arrêteront pas là, car après Pâques vient l’Ascension de Jésus, puis la Pentecôte.

C’est pour cet autre anniversaire - les 2000 ans de l’effusion du Saint-Esprit sur les Apôtres et leur envoi missionnaire à travers le monde - que dix agences mondiales de traduction de la Bible travaillent d’arrache-pied. Réunies au sein de l’alliance illumiNations, ces organisations de traduction se sont fixé pour objectif de rendre la Bible disponible - au moins en partie - dans toutes les langues du monde pour cette Pentecôte 2033.


2000 langues n’ont encore aucune traduction de la Bible

 


Après JC2033, que les organisateurs annoncent comme la plus grande célébration de toute l’Histoire, illumiNations se lance dans la plus grande campagne de traduction de la Bible jamais lancée. Un travail colossal attend les traducteurs car parmi les 7360 langues parlées dans le monde, plus de 2000 d’entre elles n’ont encore aucune traduction. Les traducteurs espèrent garantir à 95% de la population mondiale un accès à une Bible complète, à 99,96% des habitants un accès au Nouveau Testament et à 100% de la population un accès à une partie des Ecritures d’ici douze ans. «Nous pensons que 2033 sera une année importante dans la vie de l’Eglise», souligne l’un des organisateurs.

 

 

Ces deux défis extrêmement ambitieux ne peuvent que rendre joyeux, surtout en cette période de pandémie. Des projets unissant des milliers de chrétiens peuvent en effet être planifiés au-delà du brouillard ambiant à court terme. D’ailleurs il est important de rappeler que malgré les perturbations causées par le Covid-19, en toute discrétion et par un travail méticuleux et persévérant, les Ecritures ont été traduites pour la première fois dans 46 langues en 2020. Ce sera en moyenne trois fois plus chaque année si les objectifs ambitieux sont atteints.

Source : Vivement 2033! - Christianisme Aujourd'hui (christianismeaujourdhui.info)

Journée des peuples sans accès à l'Évangile

86% des musulmans, des hindous et des bouddhistes de ce monde n’ont aucun ami chrétien dans leur propre culture.

En évoquant le déséquilibre de nos priorités chrétiennes Oswald J. Smith écrit : « Nous attendons la seconde venue de Jésus pendant que la moitié du monde n’a jamais entendu parler de sa première venue ».

L’Église a besoin de développer une vision pour les missions auprès des sans-accès à l’Evangile. Car 86% des musulmans, des hindous et des bouddhistes de ce monde n’ont aucun ami chrétien dans leur propre culture. Ils font probablement partie des quelques 7000 peuples considérés comme sans accès à l’Évangile. Un peuple sans accès à l’Évangile est un peuple (ou groupe ethnique) au sein duquel il n’y a pas de communauté autochtone de chrétiens croyants avec un nombre et des ressources adéquats pour évangéliser ce peuple sans aide extérieure (transculturelle).

C’est parce que cette réalité persiste que la Journée des peuples sans accès à l’Évangile existe. Dimanche 23 mai, nous vous proposons de vous joindre, en église, à cette journée spéciale qui s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Pentecôte (Actes 1.8).

Sous quelles formes ? Culte dominical, réunion de prière, groupe de maison : n’hésitez pas à proposer ce sujet dans l’une de vos rencontres, dans le format le plus adapté pour vous ! Et à la date qui vous convient le mieux. Vous êtes bien sûr libres de programmer l’initiative à une autre date en mai, juin ou septembre. Pour ce faire, nous vous mettons à disposition un pack de ressources gratuit qui vous aidera à préparer une rencontre édifiante sur cette thématique. Il contient de nombreuses informations, entre autres : des vidéos de sensibilisation, des informations et projets parmi 12 peuples différents à travers le monde, des sujets de prière précis liés à des actions de terrain, et d’autres ressources actuelles et factuelles.

En parallèle le mouvement Génération Propulsion propose pour les groupes de jeunes le samedi 22 mai une soirée pour vivre la mission sous la forme d’une émission tv, aves des invités, des témoignages, des jeux, des défis et des surprises ! ➡ Infos et inscription sur Génération Propulsion.

Le pack est intégralement digital. Il est téléchargeable grâce au lien qui vous sera envoyé suite à votre inscription (dès mi-avril). Les outils sont adaptés pour une rencontre en présentiel ou distanciel, selon ce que votre cœur et les règles sanitaires vous le disent.

➡ RESERVEZ LE PACK SUR NOTRE SITE : WWW.PEUPLES-SANS-ACCES.COM !

Nous croyons que chaque chrétien et que chaque église a un rôle à jouer pour que les peuples sans accès à l’Évangile aient l’opportunité d’entendre la bonne nouvelle de Jésus-Christ et que les personnes les composant puissent devenir Ses disciples qui feront des disciples ! Ne sous-estimez pas votre rôle dans la mission que Dieu confie à Son Église ! Votre part a une valeur importante pour Lui.

Que Dieu bénisse votre assemblée et l’utilise pour Sa gloire !

L’équipe organisatrice Journée des peuples sans accès à l’Évangile Un événement proposé par Connect MISSIONS

Source : Journée des peuples sans accès à l'Évangile | CNEF

Retour sur le Consistoire supérieur

 

Une rencontre en visio avec l’archevêque luthérienne d’Uppsala Antje Jackelén, primat de Suède.

Le Consistoire supérieur de l’EPCAAL s’est réuni le samedi 20 mars 2021 pour sa 3e réunion en visioconférence. La dernière réunion en présentiel avait eu lieu en avril 2019 à Munster. La communication numérique constitue à la fois un rétrécissement, puisque nous restons limités à nos écrans, et un élargissement, car nous pouvons rencontrer le monde entier. C’est cette possibilité qu’a choisie le Consistoire supérieur en invitant l’archevêque luthérienne d’Uppsala Antje Jackelén, primat de Suède. 

 

Tous bousculés par la pandémie :
comme le prophète Elie “Que faisons-nous ici ?”

 

Le message introductif du Président Christian Albecker avait été transmis au préalable aux membres du Consistoire supérieur, sous forme d’enregistrement vidéo et de texte écrit (voir ci-dessous). A partir du récit de la rencontre du prophète Elie avec Dieu au Mont Horeb (I Rois 19, 11-13), le Président s’est interrogé sur la parole que Dieu nous adresse aujourd’hui. Ce Dieu qui n’est pas dans la tempête, le tremblement de terre ou le feu des catastrophes de ce monde, mais dans le murmure d’une question : « Que fais-tu ici ? ». La pandémie nous bouscule par ses conséquences économiques, sociales, psychologiques et spirituelles, tout particulièrement pour les jeunes, par les enjeux écologiques qu’elle révèle et par les libertés fondamentales qu’elle remet en cause. Sur tous ces enjeux, Dieu nous interpelle : « Que fais-tu, que faites-vous ? »

 

La “laïcité” à la suédoise

Après un débat sur ce message, le Consistoire supérieur a accueilli l’archevêque Jackelén, qui s’est exprimée en anglais, avec traduction simultanée en français. L’Eglise de Suède est passée à la Réforme luthérienne au 16e siècle, par décision du roi Gustave Vasa, et a gardé de l’ancienne Eglise son vocabulaire et ses expressions liturgiques. Elle a cessé en 2000 d’être Eglise d’Etat, et vit des contributions de ses membres et des revenus de son patrimoine, notamment forestier. Antje Jackelén est la 3e femme évêque de son Eglise, et la première archevêque. Elle a accueilli le 31 octobre 2016 le Pape François en la cathédrale de Lund pour l’ouverture des 500 ans de la Réforme, en présence de l’évêque palestinien Munib Yunan, alors président de la Fédération Luthérienne Mondiale. L’Eglise luthérienne, organisée en 13 diocèses, regroupe 56 % de la population suédoise. Cette société qui avait la réputation d’être homogène sur le plan religieux et culturel est devenue multiculturelle et multireligieuse. Le défi majeur pour l’Eglise est aujourd’hui, selon l’archevêque Jackelén, celui de l’éducation et de la place de la religion dans la société suédoise : si la France est aux prises avec la question de la laïcité, la Suède est tentée de marginaliser la religion au nom de la neutralité. La pandémie a cependant permis un renouveau de la reconnaissance sociale et politique de l’Eglise de Suède.

Malgré les différences historiques et culturelles entre nos Eglises, les problématiques et les défis sont étonnamment semblables : la pandémie (étymologiquement « tous les peuples ») nous aura permis de prendre conscience de notre proximité et de notre communion dans le Christ !

Source : Retour sur le Consistoire supérieur - Uepal

France : la librairie chrétienne CLC France reprend les Éditions Vida

L’information a été officiellement communiquée le 8 avril. Suite au départ de Jean-Luc Cosnard, le président des Éditions Vida, la librairie Chrétienne CLC France a repris les activités des éditions Vida.

La signature de l’acte de session a eu lieu le 7 avril au soir, à l’issue d’une longue réunion. Les négociations avaient commencé en mai 2020. « Je suis fatigué mais reconnaissant au Seigneur pour nos 70 ans et pour ce souffle nouveau, cet accroissement d’activités et le renforcement du pôle édition. Cela va nous faire davantage travailler avec des partenaires étrangers», confie Hervé Lessous, le directeur de la CLC France. Les Éditions Vida garderont leur nom.

Le fruit d’un an de négociation

En juin 2020, le CA de la CLC France avait validé le projet à l’unanimité. «Avec le temps, il a fallu négocié les modalités. On s’est retrouvé hier soir pendant cinq heures pour finaliser les contrats de reprise signés le jour même avec une date de validité fixée au 7 avril. » « Jean-Luc Cosnard m’a demandé l’an dernier si je connaissais une structure qui pourrait reprendre les Éditions Vida. En y réfléchissant, je me suis dit : et pourquoi pas nous ? Je trouvais que cela avait du sens. »

Les trois salariés des Éditions Vida ne poursuivront pas l’aventure. Une nouvelle responsable éditoriale a été recrutée à temps plein pour reprendre cette activité, et prendra son poste courant avril.

Des collaborations déjà en cours

À l’occasion des 70 ans de la librairie CLC France, la parution d’une nouvelle version du Voyage du Pélerin est prévue pour le mois de juin. Les Éditions Vida rejoignent le pôle édition de la CLC France qui existe depuis les années 70 et rassemble aujourd’hui 150 titres et quelques Bibles. « On était déjà 

partenaires et on connaît en partie ces éditions déjà très connues en francophonie, dans les pays africains notamment. » La CLC, présente au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Bénin, prépare d’ailleurs le projet « Des Bibles pour l’Afrique francophone! » et espère proposer 10 000 Bibles au sein de quatre librairies d’Afrique de l’Ouest. «On récolte 35 000 euros pour ce projet. »

L’activité des Éditions Vida a débuté en 1990 en France. Jean-Luc Cosnard a participé au développement des éditions de nombreux auteurs très connus comme David Wilkerson, John Bevere, Stormie Omartian… Les Éditions Vida sont aussi connues pour la publication des Bibles Thompson et de la Bible de l’Aventure pour les jeunes. 

Source : France: la librairie chrétienne CLC France reprend les Éditions Vida - Evangeliques.info 

Les jeudis de la mission sont lancés !

Le Défap lance une série de webinaires et d’ateliers en ligne sur Zoom : les jeudis de la mission.

Dans la perspective d’une réflexion de fond engagée depuis 2019, le Service protestant de mission-Défap souhaitait tenir, en mai 2020, trois journées d’ateliers avec des membres engagés de ses Églises fondatrices et de ses partenaires. Les trois journées de mai 2020 se sont muées en deux journées en avril 2021, avant de devenir un événement virtuel qui se tiendra en six rendez-vous en ligne.

Un mot à revisiter

Le samedi 10 avril, le professeur honoraire Jean-François Zorn donnera la première partie de sa conférence introductive sur La mission, un mot mutant ? « L’idée de ces ateliers en ligne, les jeudis de la mission, est de parler de ce mot ambivalent de “mission”, dans un monde qui connaît de profondes mutations », souligne Florence Taubmann, secrétaire exécutive du Défap en charge de l’animation et cheville ouvrière de ces rencontres. Cette conférence de lancement se prolongera le jeudi 22 avril. Ensuite, les jeudis de la mission auront lieu tous les 15 jours, jusqu’au 17 juin.

Garder l’esprit de l’atelier

« Nous souhaitions conserver cette dimension d’ateliers, d’échange et de partage en groupe avec nos partenaires, et ne pas transformer ces rendez-vous en simples conférences en ligne, explique Florence Taubmann. C’est pourquoi après une conférence d’environ une demi-heure, chaque jeudi de la mission donnera lieu à environ une heure de travail en petits groupes, avant une conclusion commune ».

Programme

  • Samedi 10 avril de 10 h à 12 h : La mission, un mot mutant ? – Des temps bibliques à la Réformation (XVIe siècle).
  • Jeudi 22 avril de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot mutant ? – du Réveil (XIXe siècle) à nos jours.
  • Jeudi 6 mai de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot universel. L’universel est en crise.
  • Jeudi 20 mai de 18 h 30 à 20 h : La mission, un mot personnel. L’individu est en crise. L’individu entre conscience et inconscience.
  • Jeudi 3 juin de 18 h 30 à 20 h : L’humain singulier-pluriel contre la guerre des dieux.
  • Jeudi 17 juin de 18 h 30 à 20 h : La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent.

Inscriptions: www.defap.fr

S
ource : Les jeudis de la mission sont lancés ! - Regards protestants

Maintenir le lien avec les détenus

Catherine Bergeron témoigne de la vie à la maison d’arrêt de Varces (38) en période de mesures sanitaires liées au Covid-19. Elle évoque les liens qu’elle maintient avec des détenus doublement enfermés.

En ces temps, mon ministère d'aumônier d’établissement pénitentiaire est, comme d’autres, affecté par les mesures sanitaires avec plus ou moins de souplesse selon les directeurs d’établissement.

Limiter les contacts

En pratique, en tout cas en ce qui concerne le centre pénitentiaire dans lequel j’interviens, cela revient à limiter les contacts : plus de visites en cellule, plus d’accès au quartier des arrivants, aux quartiers d’isolement ou disciplinaire. Les rencontres se font au parloir des avocats, mais à l’invitation de l’aumônier et les détenus hésitent à y aller. L’anonymat n’y est en effet plus respecté. Quant aux cultes, après avoir été supprimés, ils ont été rétablis avec un nombre limité de participants et sans célébration de la cène. En ce sens, les mesures de « l’extérieur » rentrent à « l’intérieur », rajoutant une restriction des relations personnelles aux conditions de détention.

Garder le lien coûte que coûte

Cependant, les détenus en comprennent bien les raisons ; ils se réjouissent des rencontres possibles autant que les aumôniers. Nous maintenons le plus possible le lien, en particulier par les échanges écrits. Quelles que soient les conditions, la mission reste la même : être au nom du Christ auprès des personnes en retrait, en souffrance, en solitude et continuer à leur dire que, malgré tout, ils sont enfants de Dieu. Ce ministère, tel qu’il est dans les conditions telles qu’elles sont, continue à s’appuyer sur le texte de l’évangile de Matthieu 25.31-46 : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi. » Il y aura des temps meilleurs pour chacun de nous…

Source : https://regardsprotestants.com/vie-protestante/maintenir-le-lien-avec-les-detenus/

In memoriam Antoine Pfeiffer

En mémoire d’un homme d’Évangile qui fut pasteur de tout cœur

« Antoine Pfeiffer a accompagné l’Église et marqué le protestantisme alsacien et mosellan, pendant tant d’années, que nombreux sont ceux qui gardent de cette personnalité chaleureuse et pleine d’humanité la mémoire d’un homme d’Évangile, qui fut pasteur de tout cœur. Je voudrais, en guise de parole de gratitude, faire mémoire de quatre moments de la vie de l’homme d’Église qu’il a été, celui de sa vocation pastorale, celui de son ministère pastoral, celui de sa présidence du Conseil synodal de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine, celui de son engagement ecclésial comme retraité.

La vocation pastorale d’Antoine Pfeiffer fut précédée par celle du service de l’Église que suscita en lui l’éducation chrétienne dont il a pu bénéficier dans sa famille et au sein de la paroisse de Saint-Louis dans l’immédiate après-guerre. C’est donc tout naturellement qu’il s’engage comme moniteur d’école du dimanche, animateur jeunesse, et assure comme “un ministère spirituel” la charge d’organiste. La mort accidentelle du pasteur Émile Bach qui l’avait fortement marqué résonne pour lui comme un appel au ministère pastoral. Antoine Pfeiffer quitte alors ses fonctions d’instituteur pour reprendre des études à la Faculté de théologie de Strasbourg et celle de Bâle. C’est en 1975 qu’il obtient la Maîtrise en théologie protestante avec un mémoire sur l’ecclésiologie du jeune Dietrich Bonhoeffer.

Au sein de l’Église réformée, Antoine Pfeiffer assure la charge pastorale de la paroisse de Bischwiller (1969-1976) et du Bouclier à Strasbourg (1976-1988). Son pastorat est marqué par la profonde empathie qu’il témoigne envers les personnes qu’il côtoie, la compréhension et l’humanité dont il sait faire preuve. Berger tout dédié à rassembler et cheminer au milieu des siens, au rythme des plus faibles, telle était sa manière d’habiter son ministère, qu’il exerça avec une abnégation de sa personne, parfois jusqu’à s’épuiser. Portant haut dans son cœur l’identité réformée, il ne l’a jamais comprise comme une exclusive mais s’est toujours engagé pour l’unité. Ainsi, il a été l’un des acteurs de la création de la paroisse protestante de Bischwiller, unissant les communautés réformée et luthérienne.

En 1988 Antoine Pfeiffer est élu président du Conseil synodal de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine. Il exerce cette fonction douze années durant, son mandat étant renouvelé à trois reprises. Homme doux et de conciliation, il œuvre pour le rapprochement de son Église avec l’Église luthérienne sœur, travail qui se concrétisera en 2006 par la création de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL). Toutefois, sa compréhension de l’Église et son sens de l’œcuménisme dépassent les frontières. Ainsi pendant cette période, il siège également au conseil de la Communauté évangélique d’action apostolique(CEVAA), une organisation protestante de coopération missionnaire qui favorise les échanges, les partenariats éducatifs et les projets en faveur du développement, entre Églises du Nord et du Sud.

Pour Antoine Pfeiffer, l’heure de la retraite ne rime pas avec la fin de l’engagement au service de l’Église. Son goût pour l’art, son amour de la musique et sa sensibilité devant l’injustice trouvent à s’exprimer. De 2000 à 2010, il siège au comité directeur de la Conférence européenne pour la musique d’église protestante (CCMEP). Durant ces mêmes années, il dirige l’édition d’un magnifique ouvrage collectif valorisant le patrimoine artistique protestant paru sous le titre Protestants d’Alsace et de Lorraine. Lieux de mémoire et de vie(Ingersheim, 2006). Fidèlement, jusqu’au crépuscule de sa vie, il relaie lors du culte dominical de sa paroisse du Bouclier les appels de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT), une ONG chrétienne de défense des droits de l’Homme.

Pour le fidèle service de cet homme d’Évangile qui a aimé être pasteur, demeurant même retraité un serviteur discret, l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine et l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine sont reconnaissantes. Elles expriment leur gratitude à son épouse Lilly pour sa fidèle et précieuse présence aux côtés d’Antoine, encourageant et soutenant son ministère. C’est une reconnaissance heureuse qui nous habite, puisqu’elle s’inscrit dans la certitude que ce compagnon demeure, avec chacune et chacun de nous, sous la garde de Celui qui conduit nos vies. »

Christian Krieger
Président de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine
Président de la Conférence des Églises européennes
Vice-Président de l’UEPAL


Source : https://www.uepal.fr/in-memoriam-antoine-pfeiffer/

L'esprit souffle fort

Son énergie lui est donnée par l’Esprit qu’il laisse entrer en lui. Sa souplesse provient d’une théologie profondément protestante qui sait s’adapter aux peuples et aux cultures qu’elle traverse. Son agilité se base sur une prédication forte et la communication qu’il manie à merveille. Le pentecôtisme avait donc tout pour réussir. Il aura suffi de 120 ans pour qu’il s’impose avec force dans le paysage protestant. On devrait parler au pluriel des pentecôtismes, tant ils sont divers en France comme ailleurs. Mais qu’il s’agisse de mission tzigane, des Assemblées de Dieu ou de communautés indépendantes, toutes sont issues des mouvements de 1901 et 1906 autour de Charles Fox Parham et William Joseph Seymour, un pasteur afro-américain qui donna l’impulsion de cette vague de réveil de la foi dans les milieux évangéliques.

Vibrer sous l’archet

Nombreux sont les protestants des Églises historiques qui apprécient peu les termes d’émotion ou de sensibilité, comme si cela ne se faisait pas. Les théologies pentecôtistes accordent en revanche une grande place à l’incarnation, au corps, dans la mesure où il est ouvert au souffle de l’Esprit qui le nourrit, le fait vibrer, l’inspire et l’ajuste à la volonté de Dieu. Le mouvement du corps lors d’une prière n’est autre que le reflet partagé de l’Homme vers Dieu et de Dieu vers l’Homme. Le parler en langue lui-même n’est que la suite logique de l’action directe de l’Esprit en soi, qui prend possession de l’existence du chrétien ; un traducteur est présent pour interpréter les paroles prononcées. D’une certaine manière, la foi passe par l’esprit et par le corps, comme le violon vibre sous l’archet pour produire un témoignage de sons qui se traduisent en musique.

Il fête ses 120 ans. Le jeune mouvement d’Églises du Pentecôtisme s’est développé jusqu’à devenir l’une des principales forces protestantes.

Fondation biblique

L’Esprit placé au cœur de l’expérience du chrétien va fonder et constituer les communautés pentecôtistes, autour de pasteurs et de prédicateurs. L’importance des ministères y est essentielle, car elle se fonde sur la Bible, notamment les écrits de Paul concernant les dons. Parmi eux, le discernement, la prophétie et surtout la guérison, dont toutes les communautés font état d’une manière ou d’une autre. Qu’elle soit psychique, relationnelle ou corporelle, la guérison s’inscrit dans la réalité de la vie du croyant comme un des effets directs de Jésus, reconnu comme sauveur, baptiseur et guérisseur. La doctrine est ici paulinienne, les théologies pentecôtistes se basant sur les fondamentaux du protestantisme que sont le salut par grâce, le sacerdoce universel et l’autorité de la Bible. L’importance de la lecture biblique est d’ailleurs partagée par toutes les mouvances, exercée de manière plus ou moins littérale ou symbolique, elle est toujours en lien avec la vie de foi du chrétien.

Autonomie et expansion

Rassemblées autour du pasteur, les communautés se découvrent autonomes les unes des autres dans la pratique et se relient entre elles souvent plus par nécessité que structure. Il est donc très difficile de se faire une idée globale du pentecôtisme, parfois considéré comme une nébuleuse. D’autant que des tensions peuvent naître dans les rapports entre mouvements. Certains issus d’un second puis troisième réveil sont très proches de milieux charismatiques libres. D’autres ont choisi de s’unir dans des fédérations, dont les Assemblées de Dieu, elles-mêmes membres de la Fédération protestante de France. Cette autonomie tient avant tout à l’importance donnée à l’expérience de vie personnelle et à la célébration du culte.


Source : https://regardsprotestants.com/vie-protestante/lesprit-souffle-fort/ 

Quand la loi sur le séparatisme rime avec méconnaissance du protestantisme

Alors que le projet de loi est débattu ces jours à l’Assemblée nationale, de nombreuses voix dénoncent l’ignorance et les approximations du gouvernement face au protestantisme et plus particulièrement sa frange évangélique. Interview avec Sébastien Fath, historien et spécialiste des protestantismes au CNRS.

Les évangéliques seraient-ils devenus « la caution égalitariste » du projet de loi contre le séparatisme ? C’est en tout cas ce que dénonce le Conseil national des évangéliques de France (CNEF). « Le CNEF a observé, à regret, que les protestants évangéliques servent parfois aux autorités, plus souvent à certains médias, de "caution égalitariste", et ce dans un souci de non-discrimination d’une religion par rapport aux autres (concrètement, ne pas cibler uniquement l’islam avec cette loi, ndlr.) », s’est-il exprimé, déjà en automne 2020, par voie de communiqué.

Depuis, les accusations et approximations de membres du gouvernement français face à cette frange du protestantisme se sont enchaînées: le 10 janvier 2021, la ministre déléguée en charge de la citoyenneté Marlène Schiappa mentionnait sur France 3 l’utilisation de « certificats de virginité », quand le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin accusait, le 2 février 2021 sur CNews, les évangéliques de représenter « un problème très important » en France. Des prises de parole dénoncées depuis par l’ensemble des représentants protestants, mais qui interrogent quant à l’ignorance des pouvoirs politiques face aux spécificités protestantes. Dans une  tribune publiée par le Figaro, le 5 février, Sébastien Fath, historien et spécialiste des protestantismes au CNRS, répondait clairement à ces attaques, attestant cette notion de « caution égalitariste »: « Pour éviter de donner le sentiment de ne regarder que dans une direction, on pointe d’autres menaces religieuses », écrit-il. Une rhétorique qui « revient à entretenir la confusion », déplore-t-il. Interview.

Quel regard portez-vous sur ce projet de loi sur le séparatisme ?

Un fondement du pacte laïc français de 1905 est écorné. Ce fondement, c'est la séparation des Églises et de l'État, et le principe de non-reconnaissance par l'État de la religion. Quand Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des cultes, affirme, devant la représentation nationale, que la loi actuelle renforce 1905, on croit presque lire du Georges Orwell. Car la réalité est à l'opposé de ce qu'il affirme.

Le pacte de 1905 ne se trouve pas renforcé, mais contesté et fragilisé via la remise en cause du principe de séparation stricte État-religion. Plutôt que de renforcer la liberté de conscience et de garantir la liberté de culte, ce projet gouvernemental renforce le contrôle sur les cultes.

En quoi cette nouvelle loi représente-t-elle une menace pour les protestants de France ?

Cela pose problème pour les protestants, car l'histoire de France nous rappelle que la non-séparation État-religions s'est toujours faite sur le dos des minoritaires. Contrairement à une opinion courante, les discriminations contre les protestants ne remontent pas seulement à la monarchie d'Ancien Régime. En plein XIXe siècle, on a continué, en France, à emprisonner des pasteurs, car ils appartenaient à un culte non-reconnu et qu'ils se permettaient d'évangéliser. Rien que pour les baptistes, on estime à une vingtaine les pasteurs, colporteurs et laïcs incarcérés, principalement sous le Second Empire. Remettre en cause le principe de séparation État-religions, c'est courir le risque de réveiller un monstre qui dort, le monstre de l'intolérance et de la discrimination.

Que vous inspire les propos de Marlène Schiappa sur les certificats de virginité qui circuleraient dans le monde évangélique, ou les attaques de Gérald Darmanin sur cette frange du protestantisme ?

La séquence actuelle, accompagnée de multiples erreurs et approximations ministérielles interpelle. On découvre l’incroyable niveau d'ignorance des politiques vis-à-vis du religieux, et notamment du protestantisme. On pourrait à la limite faire l'hypothèse qu'un détricotage de la séparation de 1905 serait concevable dans le scénario d'une interconnaissance respectueuse entre acteur étatique et acteur religieux. Cela serait de nature à rassurer un peu, avec des politiques qui connaissent les religions. Or, c'est le contraire qui s'est affiché sous nos yeux ces dernières semaines, en particulier en ce qui concerne le protestantisme évangélique.

Qu’est-ce qui vous a le plus choqué dans ces approximations ?

Gérald Darmanin les a à plusieurs reprises qualifiés « d'évangélistes » (sic), les a distingués du protestantisme, a estimé qu'ils ne relevaient pas du format 1905. Trois énormités, qu'il n'a pas su corriger puisqu'il a encore répété ces erreurs il y a quelques jours, après les avoir proférées une première fois le 23 janvier 2021. Albert Camus nous rappelle que « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Mal nommer les acteurs protestants, évangéliques ou pas, c'est rabaisser la raison politique et réveiller des monstres. Et on nage en pleine contradiction. Comment prétendre contrôler ce qu'on ne connaît pas, qu'on ne sait pas nommer ni évaluer ?


Plus largement, que révèle cette loi sur le rapport qu’entretient le pouvoir politique au religieux ?

On fait face aujourd’hui à une surfocalisation sur le religieux, et parallèlement à une sous-focalisation sur l'effort de mixité sociale, sur l'emploi, sur une école réellement républicaine et de qualité, qui tire les enfants vers le haut au lieu de se transformer en garderie de consommateurs. Ne tombons pas dans l'angélisme : s'intéresser au mode d'organisation des religions n'est pas antirépublicain en soi. Il est légitime que la République française s'interroge sur les discours séparatistes, y compris religieux, dans le contexte de la violence islamiste répétée qui a frappé le territoire. Mais la loi sur le séparatisme telle qu'elle est présentée actuellement surfocalise sur cet élément religieux, et néglige d'autres aspects pourtant majeurs. La religion serait-elle un bouc émissaire des échecs de la République ?

C’est-à-dire ?

Plus l'État enfle, mais échoue à stimuler les dynamiques solidaires, plus il est tenté de pointer du doigt des coupables extra-politiques. On le voit avec la Chine, où l'État policier tente de cacher certains échecs sociétaux en accusant les religions, notamment les chrétiens, dont l'essor est pourtant une bonne nouvelle pour le pays. La France n'a pas forcément vocation à s'inspirer de la Chine. La société civile, dont les religions font partie, n'est pas a priori une menace, mais une ressource pour faire vivre la mixité, l'éducation aux valeurs, la solidarité concrète. Et même l'espérance.


Source : Quand la loi sur le séparatisme rime avec méconnaissance du protestantisme | Réformés.ch (reformes.ch) 

Des étudiants tiennent un frigo solidaire devant le Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens

Inauguré samedi 30 janvier dans le quartier Saint-Leu, à Amiens, un nouveau frigo partagé vient en aide aux personnes dans le besoin en mettant à la disposition du public des denrées alimentaires gratuites.

Le concept original a été engagé par le Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens en partenariat avec l’association En Savoir Plus et le collectif Robin.e.s des bennes. « Lors du premier confinement, témoigne Mathias Hurpé, le président et pasteur missionnaire du FEU, on a rencontré des problématiques de précarité chez nos étudiants. Il nous a semblé urgent de faire quelque chose. » Quelques mois plus tard, le frigo prenait place devant les locaux du Foyer évangélique universitaire (FEU) d’Amiens où une équipe de 5-6 étudiants bénévoles( sur la quinzaine de personnes engagées) s’occupe quotidiennement du frigo depuis samedi, en le sortant et le rentrant matin et soir à 8 heures et 18 heures au 21 rue Hocquet. « L’équipe a d’ailleurs été préalablement formée aux normes d’hygiène et de la chaîne du froid », insiste le président et pasteur missionnaire du FEU.

Les habitants quartier, solidaires de l’initiative, contribuent également à la collecte de nourriture et d’invendus, ainsi que les restaurateurs ou commerçants de la ville. D’après le site de France 3 Hauts-de-France, l’initiative entend répondre aux enjeux écologiques de lutte contre le gaspillage et la précarité alimentaire. Pour les bénévoles de l’association, ce geste de solidarité vient aider les étudiants, personnes isolées et situations précaires touchées par la crise sanitaire.  A terme, les associations partenaires espèrent déployer une quinzaine de frigos solidaires.

 

Source : https://www.evangeliques.info/

Création de la Collectivité européenne d’Alsace : quelles conséquences pour les Églises ?

La création de la nouvelle Collectivité européenne d’Alsace change-t-elle la donne pour les Églises protestantes ? Réponse de Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace-Moselle.

Le 1er janvier 2021, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont fusionné pour donner naissance à la Collectivité européenne d’Alsace (CEA). La création de cette nouvelle collectivité vise à « retrouver le pouvoir d’agir à l’échelle alsacienne » dans la vaste région du Grand-Est.

En effet, avec la réforme territoriale, cette partie de l’Hexagone avait été englobée dans la nouvelle région du Grand-Est, née en 2016 et qui inclut 10 départements : Ardennes, Aube, Bas-Rhin, Haute-Marne, Haut-Rhin, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges. Cette collectivité nouvelle vise ainsi à remettre ensemble l’entité alsacienne. Mise en place début janvier, l’assemblée de 80 conseillers a élu Frédéric Bierry, ancien président du conseil départemental du Bas-Rhin, comme président.

La Collectivité européenne d’Alsace s’occupe des questions de solidarité, d’action sociale, éducative et culturelle ainsi que du développement des territoires et infrastructures, comme tous les départements. S’y ajoutent de nouvelles compétences sur la coopération transfrontalière, la gestion des autoroutes et routes non concédées (c’est-à-dire sans péage), le développement du bilinguisme et l’animation de la politique touristique.

Quelle conséquence pour les Églises ?

Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) reconnaît que, pour les cultes, cette nouvelle collectivité ne changera pas grand-chose. « Nous sommes sous le régime concordataire. Notre lien institutionnel se fait avec le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement le bureau des cultes d’Alsace-Moselle. »

Contrairement aux autres régions de France, l’Alsace et la Moselle sont sous le régime concordataire. Lorsque la loi de 1905 visant à séparer les Églises de l’État a été votée, ces régions étaient sous administration allemande et n’étaient donc pas concernées. Les ministres des cultes catholique, réformé, luthérien et israélite sont encore aujourd’hui rémunérés par l’État. Ce régime a été critiqué et le conseil constitutionnel, saisi de la question, a tranché en 2013, confortant les trois départements concernés dans le droit local spécifique.

Pour Christian Albecker, « l’ancienne région Alsace et chacun des deux départements s’étaient investis dans le dialogue interreligieux. Il faudra rester vigilant sur l’articulation régionale du Comité Interreligieux (CIR) Alsace au sein de la région Grand-Est et l’instance de dialogue de la nouvelle collectivité, pour éviter les rivalités ou les doublons, le dialogue interreligieux étant politiquement porteur. » Pour l’instant, tout se met en place sans difficulté. Ainsi le chargé de mission départementale « relations avec les cultes et dialogue interreligieux », Philippe Ichter, a-t-il basculé à la collectivité européenne d’Alsace.

Christian Albecker s’interroge sur la manière dont la collectivité gardera sa compétence sur l’attribution des subventions dans le cadre de travaux ou de projets dont bénéficiaient les cultes concordataires ou d’autres cultes. « Il n’y a aucune raison que les élus remettent l’organisation concordataire en cause. Bien au contraire, cette forme originale de“laïcité de contrat”entre les cultes et les pouvoirs publics facilite grandement le dialogue que nous menons avec les représentations politiques. » La « laïcité de contrat », expression utilisée en Alsace-Moselle, se distingue de la « laïcité de séparation » qui caractérise la loi de 1905 et qui s’applique dans le reste de l’Hexagone.

L’avenir de la Collectivité européenne d’Alsace reste néanmoins incertain en attendant les élections départementales, qui ont été décalées de mars à juin 2021.

 

Source : https://regardsprotestants.com/

Retourner au musée en compagnie de Louis de Funès.

Il a été l’amuseur de bon nombre d’après-midi télévision pendant le confinement, avec même des records d’audience.


Louis de Funès est un grand enfant qui plait à toutes les générations, même celles qui ne connaissent ni le Minitel, ni Georges Pompidou. C’est la réflexion que je me suis faite ce matin en visitant l’exposition de Funès à la Cinémathèque française.

Il y avait des enfants et ils n’avaient pas l’air de s’ennuyer comme moi quand on me traînait dans des galeries interminables pour regarder des céramiques antiques ou des tableaux barbants (j’en ai redemandé plus tard pendant cinq ans à l’Ecole du Louvre comme quoi…).

Ils avaient même l’air de bien s’amuser à faire des photographies dans la DS de Fantomas ou en regardant des extraits de La soupe aux choux ou bien la danse de Rabbi Jacob.


Cette exposition est une grande réussite populaire, elle touche toutes les tranches d’âge. Après avoir écrit un précédent article sur Louis de Funès, je récidive tellement cette exposition m’a plu pour sa scénographie très intelligente et actuelle.

La première salle est très dense, elle a même provoqué un bouchon en ces temps de distanciation sociale.

On est accueilli par les répliques phares de Louis : « Ma biche », « Foutez moi le camp », « Vous me le paierez« … La première salle fait grand honneur aux génies comiques du siècle dernier qui ont inspiré De Funès : Buster Keaton, Laurel et Hardy, Charlie Chaplin avec des citations du comédien sur les murs…

La deuxième salle très bien conçue met en scène des extraits de La traversée de Paris avec Jean Gabin et Bourvil, mais c’est en noir et blanc, un film légendaire certes mais qui ne m’a pas marquée.


Puis, c’est une avalanche de couleurs dans les salles suivantes avec une large chronologie qui montre en quoi Louis de Funès fut le héros des Trente Glorieuses. Le musée a été généreux en objets et c’est la vraie valeur ajoutée de l’exposition. J’ai étudié au Mucem et j’aime vraiment les objets : le costume extra-terrestre de Jacques Villeret dans La soupe aux choux, les casques de soldats allemands de La Grande Vadrouille, la 2CV toute déglinguée du film Le corniaud. La plus belle pièce est bien sûr la voiture de Fantomas transformée en divan pour les spectateurs…


« J’AI TOUJOURS JOUÉ MA MÈRE » LOUIS DE FUNÈS

REPORT THIS AD

C’est une exposition très moderne qui se sert des écrans numériques pour toucher les jeunes générations : un écran tactile propose au spectateur de découvrir toutes les expressions du visage de Louis (c’est vraiment une idée de génie), un autre compare les costumes de scène de La folie des grandeurs avec les tableaux de Velasquez, au siècle d’or.

Je me suis vraiment régalée avec cette exposition. Il y avait même une équipe de tournage pour filmer un reportage.

En sortant de l’exposition, je me suis dis que c’était bien dommage de ne pas l’avoir visité avec mon petit frère Ugo. Quand nous étions à l’école primaire, on avait le droit de regarder chaque veille de jour férié un film de Louis de Funès. Et on ne faisait pas les fines bouches à chaque rediffusion, même lycéens, on regardait encore ses films.

Puis, je suis sortie du musée par la rue de Bercy. Les pavillons en pierre meulière étaient superbes et imposants. Je me suis dis qu’il faudrait vite revenir dans le cour, visiter le parc de Bercy et retourner au cours Saint-Emilion depuis le temps.

 

Source : Le bal littéraire des sardines

La Saison de la Création, un temps de jubilé pour la Terre !

Du 1er septembre au 4 octobre 2020, les communautés chrétiennes sont invitées à célébrer la Saison de la Création : un temps pour prier, rendre grâce pour le monde créé par Dieu puis confié à l’humanité et un temps pour prendre soin de notre maison commune.
Le thème de cette année est Jubilé pour la Terre.

Le jubilé est un temps de libération, de remises des dettes et de repos pour la terre. Il provient de l’Ancien Testament, et plus particulièrement du livre du Lévitique (chapitre 25). Le mot vient de l’hébreu qui, littéralement, renvoie à la corne qui annonce le début de cette période.

Durant le confinement lié à la pandémie on a pu observer un “soulagement” de la terre, le retour d’espèces sauvages (dauphins à Venise, biches en ville, renardeaux au père Lachaise…). Ne faudrait-il pas instaurer de tels temps de repos sans y être contraints par des catastrophes ? Une sorte de moratoire pour la terre, ou mieux, de shabbat ne serait-il pas souhaitable ? D’autant que ce temps peut permettre aussi un changement de modèle, une conversion écologique, éloigné de l’exploitation de la terre et des pauvres.

Pour animer ce temps nous vous proposons :

Le guide (ci-dessous), réalisé par le comité directeur œcuménique de la Saison de la Création, groupement d'associations chrétiennes internationales. Il est traduit en français et vous permettra de préparer ce temps. Vous y trouverez des idées de célébrations, des prières, études bibliques mais aussi des conseils pratiques pour organiser différentes événements (marche, feuille de route...)
Davantage de ressources – y compris des webinaires et des célébrations de prières, un groupe Facebook et des photos – sont disponibles en ligne. Rendez-vous sur SeasonOfCreation.org/fr pour accéder à l'ensemble de ces documents.

Eglise Verte, quant à elle, vous propose : un atelier, des idées d'engagements globaux et locaux et des outils de communication.
Commission Ecologie -Justice climatique de la Fédération protestante de France a rassemblé et produit de nombreux documents. N'hésitez pas à les consulter !
Une affiche pour annoncer l'événement dans votre paroisse. Avec
Une version à utiliser telle quelle,
Une autre personnalisable avec vos horaires, votre logo...

 

Source : protestants.org

La mission à VTT

Du 16 au 21 août, le pasteur Jean-Luc Hauss traversera une partie des Vosges en VTT, en soutien aux projets solidarité de l’UEPAL.

 

- Un défi sportif : 5 étapes de Wissembourg à Mittelbergheim en VTT à assistance électrique.
- Une action de solidarité : chaque soir, une présentation d’un projet de solidarité soutenu par l’UEPAL et la Société Luthérienne de Mission.

C’est l’occasion de combiner une récente passion pour les randonnées en VTT à assistance électrique et son engagement au service du partenariat mission de l’UEPAL avec l’ELM. Les projets qu’il présentera ne se limiteront pas à ceux de l’ELM-Hermannsburg, mais seront tous soutenus via le service mission.

L’idée de ce raid VTT avait germé dès l’été 2019, mais il a tenu à la concrétiser cet été, dans ce contexte très particulier où la vie des paroisses et leurs finances sont impactées par la crise du Coronavirus…

Le défi que je me lance à moi-même – traverser une partie des Vosges en VTT, et présenter chaque soir un autre projet – aimerait encourager toutes les paroisses de l’UEPAL à maintenir, malgré la crise, leur engagement qu’elles ont budgété en janvier dernier.

 

Vous pourrez accompagner ce défi en consultant à partir du 16 août la page Facebook sur laquelle il donnera chaque jour des informations sur l’étape et le projet du jour. N’hésitez pas à assister à une présentation !

 

Programme détaillé

Dimanche 16 août à Wissembourg
>Culte consistorial à 17 h avec présentation d’un projet missionnaire
En l’église protestante Saint-Jean de Wissembourg

Lundi 17 août à Niederbronn-les-Bains
1re étape : Wissembourg – Niederbronn-les-Bains (55 km)
Wissembourg – Climbach – Fleckenstein – Obersteinbach – Jaegerthal – Niederbronn
>Soirée : Afrique du Sud • Soutien aux réfugiés francophones • 20 h • salle paroissiale

Mardi 18 août à Saverne
2e étape : Niederbronn-les-Bains – Saverne (70 km)
Niederbronn – Zinswiller – Lichtenberg – Wimmenau – La Petite Pierre – Graufthal – Saverne
Soirée : Brésil •Soutien au peuple Apurina • 20 h • salle paroissiale

Mercredi 19 août à Molsheim
3e étape : Saverne – Molsheim (55 km)
Saverne – Petit Geroldseck – La Hoube – Col de la Schleif – Schneeberg – Col des Pandours – Still – Molsheim
Soirée : Centrafrique • Un lieu d’accueil pour les jeunes de Bouar • 20 h • salle paroissiale Mutzig

Jeudi 20 août à Schirmeck
4e étape : Molsheim – Schirmeck (55 km)
Molsheim – Grendelbruch – Russ – Petit Donon – Col du Donon – Schirmeck
Soirée : Éthiopie • formation théologique pour les femmes• 20 h • Presbytère de Waldersbach, salle Stuber

Vendredi 21août à Mittelbergheim
5e étape : Schirmeck – Mittelbergheim (50 km)
Schirmeck – Rothau – Col de la Perreux – Champ du Feu – Hohwald – Welschbruch – Mittelbergheim
Soirée : Malawi • formation des bénévoles • 20 h • jardin du presbytère

 

Source : uepal.fr

Les Eglises Baptistes de France fêtent leurs 200 ans cette année

Pandémie et mesures de restriction obligent, les Eglises baptistes de France devront vraisemblablement renoncer à de grandes festivités. Néanmoins, la Société d'Histoire et de Documentation Baptiste de France revient sur cet anniversaire important.

La Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France (SHDBF) fête les 200 ans des Eglises baptistes en France. «La première Eglise baptiste française a été constituée le 17 septembre 1820 à Nomain dans le Nord de la France», explique Anniel Thobois Hatton, présidente de la SHDBF dans une vidéo postée sur la page Facebook de la société.

Un missionnaire suisse fonde la première église baptiste de France
C’est un couple de missionnaire suisses, Henry et Jeanne Pyt qui vont implanter cette première église baptiste en France. Né à Sainte-Croix, en Suisse, le jeune homme avait entrepris des études de théologie à Genève et fut sans doute marqué par le mouvement de réveil qui touchait cette ville à l’époque en réaction au rationalisme ambiant. Affilié à un groupe d’inspiration morave, le jeune homme va rencontrer divers représentants des mouvements de réveil venus notamment d’Angleterre. Ses talents d’orateur et d’apologète le font remarquer. En désaccord avec les dogmes enseignés à la faculté de théologie de Genève, Henry Pyt rejoint une Eglise libre crée par des étudiants sous l’inspiration de Henry Drummond qui fonde la Société Continentale de Londres dans le but d’évangéliser à nouveau l’Europe. Henry Pyt figure parmi les premiers missionnaires de cette société.

Du zèle des colporteurs aux premiers instituts bibliques
Les nouveaux convertis sont souvent des gens modestes, zélés pour l’Evangile qui partagent leur foi. «Des colporteurs, hommes et femmes, merciers ambulants pour la plupart, passent de villages pour leurs petits commerces et en profitent pour proposer des évangiles qu’ils vendent à petit prix», évoque l’historienne. Ce travail d’évangélisation sur le terrain produit du fruit et de petits noyaux de chrétiens se forment ici là. Ceux qui ressentent l’appel à devenir pasteur ont besoin de formation. Dès lors, de petits instituts de formation vont peu à peu émerger, comme “l’école des prophètes”. Très modestes, ces lieux de formation vont permettre à ces nouveaux ministères d’approfondir les connaissances nouvellement acquises en vue du service chrétien.

«Très vite, ces petits noyaux d’Eglises vont se regrouper en association pour mutualiser leurs compétences et ainsi étendre leur champ d’action», relate cette évocation historique. En 2020, ce sont 114 églises baptistes qui sont affichées sur le site de la Fédération Baptiste de France.

Etant donné les restrictions de rassemblement imposées par la pandémie, la Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France invite les églises baptistes à marquer cet anniversaire localement.

 

Source : evangeliques.info

Le Festival Mitt'Him c'est chez vous !

Un festival 100% digital créé dans nos studios
 
 
Les 17 et 18 juillet, les studios de Radio Arc-en-Ciel et Radio Iris s'associeront pour permettre la création de "Mitt Him chez vous", un festival de musique actuel qui n'accueillera pas physiquement ses festivaliers cette année.
Nos équipes techniques encadreront la réalisation audio et vidéo d'une dizaine de concerts accoustiques dans notre studio vidéo. 
Au côté de Radio Omega notre équipe éditoriale portera la réalisation d'interviews et l'animation de l'ensemble de la production. 
Au final 9h de programme en direct, retransmis par le festival Mitt Him et une quinzaine de médias partenaires de l'évènement... A ne pas manquer les vendredi 17 et samedi 18 juillet de 19h à 23h30
 
pour toutes les informations, rendez-vous sur le site du festival MITT HIM https://mitthim.fr/mitthim-chez-vous/

 

Source : Radio Arc-en-ciel

Culte à l’occasion de la Fête Nationale

Dimanche 12 juillet à 9h30 en église protestante Saint-Pierre le Jeune à Strasbourg

 

L’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine invite à un culte à l’occasion de la Fête Nationale en l’église protestante Saint-Pierre-le-Jeune.

Durant cette célébration,

elles rendent grâce à Dieu pour la liberté et la fraternité vécues et prient pour la paix dans le monde.
elles témoignent de leur reconnaissance à toutes celles et ceux qui assurent notre sécurité au près et au loin.
elles prient pour les victimes des drames qui affectent l’humanité, notamment la pandémie, et pour les personnes qui apportent aide, soutien et réconfort.
elles confient à Dieu toutes celles et ceux qui exercent l’autorité, et président à la destinée de la France, de l’Europe et du monde.
Leur message s’enracine dans cette parole de l’apôtre Paul aux Romains (8, 35 et 39)
« Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? J’ai l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

 

La célébration sera présidée par Isabelle Gerber, Inspectrice ecclésiastique au Directoire.
Christian Albecker, président de l’UEPAL, accueillera l’assemblée.
La prédication sera donnée par Christian Krieger, vice-président de l’UEPAL.

 

Cordiale invitation à tous

 

Dimanche 12 juillet 2020 à 9h30 en l’église protestante Saint-Pierre-le-Jeune, place Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg

 

Source : uepal.fr

Quelle Église après le covid-19 ?

Du 8 au 10 juillet, l’EPUdF et l’UEPAL organisent un webinaire sur l’Église après le confinement.

La crise du covid19 et les semaines de confinement font surgir de nombreuses initiatives dans les Églises locales et les paroisses. L’inventivité et la confiance sont de mise pour célébrer les cultes, vivre le lien communautaire. Au détour des expériences, l’Église sort de ses habitudes et de ses bâtiments.

Avant l’été et comme une passerelle vers la suite, l’EPUdF et l’UEPAL proposent de prendre le temps de partager les expériences.

Du 8 au 10 juillet, découvrez des thèmes comme Célébrer, Vivre la communauté, Dedans et dehors, Église collaborative. Chaque thème est abordé par une plénière d’une heure avec la participation de deux intervenants présentant une expérience et des ateliers d’une heure en nombre plus restreint pour élargir les champs de découvertes et faciliter les discussions.

 

Programme :

- Célébrer : Mercredi 8 juillet : Plénière : 20h à 21h / Ateliers : 21h15 à 22h15
- Vivre la communauté : Jeudi 9 juillet : Plénière : 11h30 à 12h30 / Atelier : 12h45 à 13h45
- Dedans et dehors : Jeudi 9 juillet : Plénière : 20h à 21h / Atelier : 21h15 à 22h15
- Église collaborative : Vendredi 10 juillet : Plénière : 9h30 à 10h30 / Atelier : 10h45 à 11h45

 

Sur inscription uniquement : cliquez ici

 

Source : uepal.fr

Net for God - 20 ans de partage !

Net for God est un réseau international relié par la prière, inspiré par la vision de l’abbé Paul Couturier.

Net For God est inspiré par l'image du filet du pêcheur dans l'Evangile de Luc au chapitre 5. Travailler à la paix et l’unité entre les Eglises et les cultures est l’objectif principal de ce réseau, également appelé Fraternité Oecuménique Internationale.

"Que tous soient un ... afin que le monde croie que tu m’as envoyé." (Jean 17, 21)

 

Venez décovrir les actions et projets de Net for God ici

"Les loustics" - Yolande et Philippe Schwab, invités de la matinale VIP sur Radio Arc-en-ciel

"Les loustics", allias le couple Yolande et Philippe Schwab, étaient les invités de la matinale VIP du jeudi 18 juin 2020.

Ces experts de la relation, de l'accompagnement et du couple nous invite à prendre soin de notre couple. Ils présentent également le projet de 4 vidéos pour 4 clés pour réussir cet objectif.

Pour écouter l'émission, c'est par ici

 

 

Toutes les infos ici :

- www.psconseil.com

- www.facebook.com/psconseilstrasbourg

 

Source : Radio Arc-en-ciel et Iris